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Région MENA : Des opportunités pour booster l’intégration de l’économie nationale

La Tunisie, pays charnière entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, voit son déficit commercial s’aggraver, atteignant des niveaux relativement élevés malgré les efforts pour le maîtriser.

En 2024, ce déficit s’est situé à près de 20 milliards de dinars, marquant une hausse de 10,8% par rapport à l’année précédente. Face à cette situation, la diversification des échanges avec la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) apparaît comme une piste stratégique pour inverser la tendance.

Défis persistantes

Malgré les accords commerciaux régionaux tels que le Grand Marché Arabe ou l’accord d’Agadir, les échanges de la Tunisie avec ses voisins restent entravés par des barrières non tarifaires.

Les réglementations techniques, les normes sanitaires et phytosanitaires divergentes, ainsi que les procédures douanières complexes, limitent l’intégration économique. Par exemple, les exportations tunisiennes vers l’Égypte ou le Maroc subissent des retards administratifs qui augmentent les coûts et réduisent leur compétitivité.

Les enjeux de la logistique

Les coûts logistiques élevés constituent un autre obstacle significatif. Les infrastructures portuaires et de transport, bien que relativement développées, souffrent d’inefficacités qui allongent les délais et augmentent les frais.

Les formalités douanières, souvent bureaucratiques, ajoutent une couche de complexité pour les entreprises locales. Cette situation pénalise les exportateurs tunisiens, qui peinent à rivaliser avec les concurrents régionaux comme le Maroc ou la Turquie.

Intégration prometteuse

La dépendance accrue aux importations, notamment énergétiques, et la faible diversification des exportations ont creusé le déficit commercial. Les produits manufacturiers et agricoles tunisiens, bien que de qualité, ne parviennent pas à pénétrer efficacement les marchés de la région MENA. Pourtant, ces marchés représentent un potentiel de croissance considérable. Pour en tirer profit, la Tunisie doit diversifier ses partenariats commerciaux et investir dans des secteurs à forte valeur ajoutée.

Pour réduire son déficit commercial, la Tunisie doit engager des réformes structurelles ambitieuses. Simplifier les procédures douanières, harmoniser les normes régionales, moderniser les infrastructures logistiques et diversifier les partenariats commerciaux sont des étapes essentielles. Ces mesures, bien que complexes, pourraient dynamiser davantage l’économie tunisienne et ouvrir de nouvelles perspectives de croissance dans une région aux ressources économiques prometteuses.

 
 
 
 
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