Selon les prévisions du gouvernement : La croissance économique atteindra 3,1% en 2027
La Tunisie table sur une croissance économique de 3,1% en 2027, contre les 2,7, prévus pour l’ensemble de 2026, selon les données du projet de balance économique pour 2027, dont l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) a obtenu une copie.
Déposé par le gouvernement auprès de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et des districts, ce document prévoit, également, une hausse du revenu par habitant, qui passerait de 15 605,7 dinars en 2026, à 16 735,9, en 2027.
Hausse de l’investissement et des exportations
Le taux d’investissement devrait atteindre 16,4% du PIB en 2027, contre les 15,5 prévus en 2026. Les investissements directs étrangers (IDE) devraient, quant à eux, progresser à 4,8 milliards de dinars, contre 4 milliards estimés pour l’année en cours.
Les exportations des biens et services devraient, elles, augmenter de 8% en 2027, après une croissance estimée à 7,5% en 2026. En parallèle, la progression des importations régresserait à 7,9%, contre 10%, cette année.
Ces évolutions devraient contribuer à ramener le déficit commercial à 3,7% du PIB en 2027, contre 3,9 en 2026.
L’inflation et le chômage en léger recul
Sur le plan économique et social, le gouvernement prévoit une légère baisse de l’inflation, qui devrait s’établir à 5,2% en 2027, contre 5,3 en 2026.
Le taux de chômage devrait, également, reculer à 14,5%, contre les 14,9 attendus cette année. Le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans passerait de 35,4% à 35, tandis que celui des diplômés de l’enseignement supérieur diminuerait de 26,6 à 25%.
Des contraintes persistantes sur la croissance
Le gouvernement explique la révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2026, ramenées à 2,7% contre une estimation initiale de 3,3, par la persistance de plusieurs facteurs conjoncturels, malgré la poursuite de la reprise progressive de l’activité économique.
Ces contraintes concernent notamment les performances limitées de certains secteurs, en particulier les phosphates et l’énergie, ainsi que les pressions liées aux changements climatiques et à l’évolution de la conjoncture économique mondiale.
Des réformes pour une croissance durable
Dans le projet de balance économique pour 2027, le gouvernement estime que le principal défi consiste à renforcer la capacité de l’économie nationale à résister aux chocs et à s’adapter aux mutations. Il mise notamment sur l’accélération des réformes structurelles favorables à la croissance et à l’investissement, sur une meilleure cohérence des politiques publiques et sur le développement de mécanismes plus réactifs et flexibles pour anticiper les risques et gérer les crises.
A noter que le projet de balance économique pour 2027 constitue l’un des documents de référence, définissant les orientations économiques et sociales de l’État. Il s’inscrit dans le cadre du Plan de développement 2026-2030, ainsi que des projets de loi de finances et de budget de l’État pour 2027.
Ligue des Champions d'Afrique: TP Mazembe - CA sur Diwan Sport
La plateforme « Diwan Sport » a officiellement obtenu les droits de diffusion du match opposant le TP Mazembe au Club Africain, comptant pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions africaine.
Selon la même plateforme et conformément à un accord conclu avec les responsables du club congolais, la rencontre sera retransmise en direct.
Le match se disputera, le samedi 17 octobre 2026, au stade de Lubumbashi, à partir de 14h (heure tunisienne).
Ligue 1- Les arbitres de la 6e journée
La Commission nationale d'arbitrage vient d'annoncer les noms des arbitres appelés à officier les premiers matches de la sixième journée programmés pour ce week-end. Les rencontres des représentants tunisiens en coupes africaines se dérouleront le jeudi 29 octobre courant et les noms des arbitres qui les dirigeront seront communiqués ultérieurement.
* Samedi 17 octobre (14h30)
- ESHS- USBG: Montacer Belarbi
VAR : Matisa Martin ( Slovenie)
* Dimanche 18 octobre (14h30)
USM- PSSE : Haythem Trabelsi
VAR : Haythem Guirat
OB- ESS : Seif Ouertani
VAR : Asmir Sagrkovic ( Slovenie)
ASM - ESM: Hamza Jaied
VAR : Dorsaf Guenaouti
CSHL- JSO : Houssem Ben Salah
VAR : Matisa Martin ( Slovenie )
NB: Les rencontres CSS EST, CA CAB et ESZ ST auront lieu le jeudi 29 octobre.
J.B
Projection demain de « De Gaulle à Bourguiba : Bras de fer à Bizerte » d’Olfa Chakroun : Les non-dits d’une bataille
Le documentaire « De Gaulle à Bourguiba : Bras de fer à Bizerte » d’Olfa Chakroun sera projeté demain matin, à 10h00, à la salle Africa. Une enquête sur une bataille meurtrière et ses mémoires contrastées, plus de soixante ans après les faits.
En 1961, cinq ans après l’indépendance de la Tunisie, la base navale française de Bizerte cristallise les tensions entre Habib Bourguiba et Charles de Gaulle. Le refus français de restituer cette installation stratégique conduit à un affrontement sanglant. Avec ce documentaire de création, Olfa Chakroun revient sur les événements de juillet 1961, en donnant la parole à d’anciens parachutistes français, à des soldats tunisiens et à plusieurs historiens.
Le film s’appuie sur une investigation de terrain qui confronte les témoignages aux lieux des combats et aux images d’archives. De la base aérienne de Sidi Ahmed à la médina de Bizerte, en passant par Ferryville, Menzel Abderrahmane et Menzel Jemil, la réalisatrice reconstitue les différentes étapes d’une bataille qui a fait de nombreuses victimes parmi les soldats, les manifestants, les bénévoles non armés et les habitants.
Mais Bras de fer à Bizerte ne se limite pas à une reconstitution chronologique. Le documentaire examine les ressorts politiques et géopolitiques de la crise, dans un contexte marqué par la guerre froide et la guerre d’Algérie. Les échanges entre les deux chefs d’État, leurs ambiguïtés et leurs incompréhensions sont éclairés par des archives politiques et les analyses d’historiens tunisiens et français.
Au cœur du film, une question demeure : la bataille était-elle inévitable ? Les interprétations divergent sur les décisions de Bourguiba et le coût humain de l’affrontement. Si les événements de Bizerte occupent une place importante dans le récit national tunisien, ils restent largement méconnus en France. Le documentaire interroge ainsi les responsabilités des dirigeants et les écarts entre les mémoires nationales.
En rouvrant ce dossier, Olfa Chakroun invite à regarder autrement cette page douloureuse de l’histoire franco-tunisienne et à questionner la place de Bizerte dans le récit de la décolonisation.
Festival international du film du Caire (CIFF) : Le cinéma tunisien y est et Aziz Shennawy en compétition officielle
« To the Sun and Beyond » (Au-delà du Soleil), premier long-métrage, du réalisateur tunisien Aziz Shennawy, a été sélectionné en compétition dans la section « Horizons du cinéma arabe » de la 47ème édition du Festival international du film du Caire (CIFF), en Égypte.
La présence tunisienne dans cette édition, qui se tiendra du 11 au 20 novembre, se manifeste également dans la nouvelle section « Cairo Kids », dédiée au jeune public, avec la sélection du court-métrage d’animation "Sociophobia" de Malek Hebiri. Soutenu par le Doha Film Institute (Qatar), ce film de 13 minutes raconte l'histoire d'un enfant de sept ans traqué par une foule fusionnant en un monstre géant, avant de faire face à une menace encore plus redoutable.
Par ailleurs, la directrice de la photographie franco-tunisienne Frida Marzouk fait partie du jury de la Semaine internationale de la critique, aux côtés de la monteuse égyptienne Heba Othman.
Dans le cadre de la plateforme professionnelle du CIFF « Cairo Industry Days », dévoilée début octobre, « Terminus » d'Oumaima Trabelsi figure dans la section des films en développement de la 12ème édition de Cairo Film Connection.
Combat d'une mère
D’une durée de 80 minutes, "To the Sun and Beyond" figure parmi les sept longs-métrages retenus dans la section « Horizons du cinéma arabe », qui réunit des productions et coproductions représentant notamment l’Égypte, l’Algérie, la Belgique, la France, le Liban, le Maroc, l’Irak, la Suisse, le Qatar et l’Arabie saoudite.
Les films de cette section seront évalués par un jury composé du réalisateur égyptien Amr Salama, de la cinéaste palestinienne Laila Abbas et du directeur de la photographie roumain Tudor Vladimir Panduru.
Coproduit par la Tunisie et l’Arabie saoudite, le film est porté par la société de production tunisienne "Genuine For Films and Entertainment" et a bénéficié du soutien du fonds saoudien Red Sea Fund, du Centre national du cinéma et de l'image (CNCI) ainsi que du ministère des Affaires culturelles. Il réunit à l’écran Rania Agrebi, Skander Gzara, Najla Ben Abdallah, Halima Daoud, Mohamed Dahech, Mehdi Chetila, Hélène Catzaras, Wafa Taboubi et Nebil Chahed.
Ce drame suit le parcours de Linda, une veuve qui surprotège son fils de sept ans, atteint de "xeroderma pigmentosum" (XP), une maladie génétique caractérisée notamment par une sensibilité extrême aux rayons ultraviolets. Elle finit par comprendre que son rôle de mère consiste aussi à lui permettre de vivre pleinement, malgré les contraintes liées à sa maladie.
Le projet a notamment bénéficié de l’accompagnement de la productrice Dorra Bouchoucha et de Lina Chaabane dans le cadre des ateliers de développement Sud Écritures. Le cinéaste Mohamed Ben Attia a également contribué aux retours sur le scénario, selon les informations communiquées par le réalisateur sur sa page officielle, où il s’est réjoui de cette sélection.
« Le film n’est pas sur la maladie elle-même. Il traite de ce qu’une mère traverse lorsque sa vie est bouleversée par le diagnostic de son enfant », explique Aziz Shennawy dans sa note d'intention. Il y salue également la liberté accordée par le producteur Tarek Marouani pour « aller au bout de (sa) vision ».
Après avoir exploré le registre du film noir avec son court-métrage "Korrinty" (2021), présenté aux Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2022, section "Panorama", le réalisateur a poursuivi son parcours avec "Forsaken" (2023), avant de signer son premier long-métrage. Il est à rappeler que "Korrinty" a remporté un total de 20 prix internationaux, avec notamment le Trophée d'argent Haypatia au Festival international du Court-métrage d'Alexandrie en 2022.
Rappelons que cette 47ème édition coïncide avec le cinquantième anniversaire de la fondation du Festival international du film du Caire, créé en 1976. Au total, 145 films issus de 64 pays sont annoncés au programme.
Le festival est le seul rendez-vous de la région arabe et africaine à proposer une compétition internationale accréditée en catégorie A par la Fédération internationale des associations de producteurs de films (FIAPF).
JCC 2026 : Voici l'affiche
Les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) ont dévoilé, sur sa page officielle, l’identité visuelle de la 37ème édition du festival, prévue du 12 au 19 décembre 2026.
Selon le texte accompagnant l’affiche, celle-ci célèbre six décennies d’engagement en faveur d’un cinéma africain et arabe portant les voix libres, les causes justes et des esthétiques visuelles singulières et novatrices.
Le visuel s’articule autour d’un portrait stylisé inspiré du cubisme et du Bauhaus. Le visage, décliné en formes géométriques, évoque la pluralité des regards et la diversité des genres cinématographiques. Une pellicule traverse la composition et dessine subtilement le chiffre « 60 », en référence aux six décennies d’histoire du festival.
Le contraste entre ombre et lumière, associé à un fond sombre et à des textures granuleuses, rappelle l’atmosphère d’une salle de cinéma avant la projection. La palette chromatique associe l’orange et le rouge, évoquant la chaleur méditerranéenne et la passion du public, au bleu turquoise, choisi pour sa tonalité contemporaine.
Les organisateurs présentent cette création comme un hommage aux fondateurs et à l’héritage du festival, tout en réaffirmant la vocation des JCC comme espace de mémoire, de création et de rencontre.
Hassen Doss reçoit le Prix de l’Excellence Euro-Méditerranéenne 2026
Le ténor tunisien Hassen Doss a reçu, le mercredi 14 octobre à Rome, le Prix de l’Excellence Euro-Méditerranéenne 2026, surnommé l’« Oscar de la Méditerranée ». Cette distinction salue son parcours artistique ainsi que son engagement en faveur de la culture, du développement social et du rapprochement entre les peuples.
Le prix lui a été remis par Dündar Kesapli, président de l’Association des Journalistes de la Méditerranée et fondateur de cette manifestation, qui en est à sa quatrième édition.
Dans une déclaration à l’Agence TAP depuis Rome, l’artiste a exprimé son émotion : « Je suis profondément ému. C’est un sentiment extraordinaire pour un Tunisien et un ténor de recevoir en Italie ce Prix prestigieux aux côtés d’autres grands lauréats, tels que le footballeur Francesco Totti. Cette consécration couronne un long travail acharné et tout mon parcours. »
La cérémonie s’est déroulée dans la prestigieuse salle Spadolini du ministère italien de la Culture, en présence de représentants de l’ambassade de Tunisie en Italie, d’ambassadeurs et de nombreuses personnalités des institutions, du monde académique, des médias et de la société civile.
Organisé sous le haut patronage de la Présidence du Conseil des ministres et de plusieurs ministères italiens, l’événement distingue des personnalités issues de secteurs variés : arts, culture, cinéma, musique, journalisme et sport, mais aussi diplomatie, justice, sécurité et vie institutionnelle.
Aux côtés d’artistes, de cinéastes, de journalistes et de sportifs, plusieurs hauts responsables et diplomates de l’espace euro-méditerranéen ont également été honorés. Pour Hassen Doss, cette distinction vient inscrire son parcours dans une dynamique de rayonnement international et de dialogue interculturel.
Le Quotidien avec TAP
Tourisme : le recul alarmant des marchés algérien et libyen s’accentue en septembre
La crise des marchés algérien et libyen s’est de nouveau confirmée à travers les statistiques des entrées en Tunisie durant le mois de septembre 2026. Après une saison estivale marquée par un recul sensible de ces deux clientèles, les chiffres du mois de septembre témoignent d’une dégradation supplémentaire, suscitant des interrogations sur les perspectives du secteur touristique tunisien.
En août 2026, les arrivées de touristes algériens avaient chuté de 32,9 % par rapport au même mois de 2025, passant de 524 749 à 352 298. Les arrivées de visiteurs libyens avaient, quant à elles, diminué de 16,3 %, passant de 231 903 à 194 003.
Cette tendance s’est accentuée en septembre.
Selon les chiffres officiels de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), les arrivées en provenance d’Algérie ont enregistré une baisse de 40,1 % par rapport à septembre 2025, passant de 485 201 à seulement 290 678 visiteurs.
Le marché libyen a également poursuivi son repli, avec une diminution de 17,6 % des arrivées, qui sont passées de 224 864 en septembre 2025 à 185 289 en septembre 2026.
Un recul confirmé sur les neuf premiers mois de l’année
L’analyse des résultats cumulés de janvier à septembre 2026 confirme que le phénomène ne se limite pas aux seuls mois de la haute saison estivale.
Sur cette période, les arrivées de touristes algériens ont diminué de 6,8 %, passant de 2 599 063 en 2025 à 2 421 188 en 2026. La baisse est encore plus marquée pour le marché libyen, dont les arrivées sont passées de 1 778 459 à 1 561 983, soit un recul de 12,2 %.
Au total, les arrivées en provenance des deux marchés maghrébins ont ainsi reculé de 8,8 %, passant de 4 440 595 durant les neuf premiers mois de 2025 à 4 051 367 au cours de la même période de 2026.
Ces résultats sont d’autant plus préoccupants que les clientèles algérienne et libyenne représentent une part majeure des entrées de visiteurs étrangers en Tunisie, soit plus de la moitié selon les estimations évoquées dans le secteur, et jouent un rôle particulièrement important durant la saison estivale.
Le recul simultané de ces deux marchés constitue donc un enjeu majeur pour l’activité touristique, les établissements d’hébergement, la restauration, le commerce et les autres activités qui dépendent directement de la fréquentation des visiteurs de ces pays voisins.
Des facteurs économiques et des conditions de séjour qui pèsent sur la demande
Selon plusieurs observateurs, la baisse des arrivées algériennes et libyennes, particulièrement accentuée durant l’été, s’expliquerait par la combinaison de plusieurs facteurs.
Du côté algérien, les nouvelles règles relatives à l’allocation touristique pourraient avoir compliqué les déplacements de certains voyageurs. Du côté libyen, les difficultés économiques et monétaires continuent de peser sur le pouvoir d’achat et sur la capacité des ménages à financer leurs séjours à l’étranger.
À ces contraintes s’ajoutent l’évolution des habitudes de voyage et des modes d’hébergement, ainsi que les arbitrages des vacanciers en matière de budget, de destination et de durée de séjour.
Toutefois, les facteurs propres à la destination tunisienne ne doivent pas être négligés. Durant l’été dernier, les délestages électriques, les pénuries d’eau minérale et les coupures d’eau courante ont perturbé les conditions de séjour dans plusieurs zones. Ces difficultés ont affecté le fonctionnement des hôtels et des restaurants, mais également celui du marché de la location saisonnière, notamment des appartements et des villas situés dans les stations balnéaires.
Or, ces formules d’hébergement à des prix relativement abordables attirent traditionnellement de nombreux vacanciers algériens et libyens.
La qualité des services, la disponibilité des ressources essentielles et le rapport qualité-prix constituent donc des éléments déterminants dans le choix de la Tunisie comme destination de vacances.
Si les difficultés économiques des pays voisins échappent en grande partie à l’action des autorités tunisiennes, l’amélioration des conditions d’accueil et de séjour relève, en revanche, d’un effort national indispensable.
Quelles mesures pour relancer les marchés algérien et libyen ?
Face à cette situation, la relance des deux marchés nécessite une démarche coordonnée associant les autorités publiques, l’ONTT, les professionnels du tourisme, les transporteurs et les prestataires de services.
Plusieurs axes d’action méritent d’être privilégiés :
*Adapter les offres aux budgets des familles. Il convient de développer des forfaits associant transport et hébergement, des tarifs préférentiels pour les séjours prolongés ainsi que des offres destinées aux familles et aux groupes. L’objectif est de préserver l’avantage concurrentiel de la Tunisie en matière de rapport qualité-prix.
*Faciliter l’information et les réservations. Une meilleure visibilité sur les prix, les disponibilités, les modalités de réservation et les conditions pratiques du séjour permettrait de rassurer les voyageurs et de simplifier leur organisation. Les professionnels gagneraient également à développer les canaux de réservation directe et les offres adaptées à chaque marché.
*Diversifier les produits touristiques. La promotion ne devrait pas se limiter aux vacances balnéaires en été. Les courts séjours, le tourisme de bien-être, les circuits culturels, les escapades urbaines et les offres hors saison pourraient contribuer à répartir la fréquentation sur une plus longue période.
*Différencier les stratégies commerciales. Les marchés algérien et libyen présentent des caractéristiques économiques et des habitudes de consommation distinctes. Les campagnes de promotion doivent donc tenir compte des attentes, des budgets et des motivations propres à chaque clientèle, en s’appuyant sur une meilleure connaissance de leur évolution.
*Suivre les performances au-delà du nombre d’arrivées. L’évaluation des résultats doit intégrer les nuitées, la durée moyenne des séjours, les dépenses par visiteur, les taux d’occupation et la répartition des recettes entre les différentes activités touristiques. Ces indicateurs permettraient de mieux mesurer la contribution réelle de chaque marché à l’économie tunisienne.
*Garantir des conditions de séjour fiables, particulièrement durant l’été. La prévention des coupures d’électricité et d’eau, la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable et la continuité des services essentiels dans les zones touristiques doivent constituer des priorités. Il est difficile de fidéliser les visiteurs et de préserver l’image d’une destination si les prestations de base ne sont pas garanties pendant les périodes de forte affluence.
Au-delà de la relance commerciale, un impératif de compétitivité
Le recul des marchés algérien et libyen en 2026 met en évidence la vulnérabilité du tourisme tunisien aux évolutions économiques et réglementaires de ses principaux marchés de proximité. Mais il souligne également l’importance des facteurs sur lesquels la destination peut agir directement : qualité des prestations, fiabilité des infrastructures, maîtrise des prix et conditions générales d’accueil.
La priorité ne consiste donc pas uniquement à retrouver les volumes d’arrivées enregistrés les années précédentes. Elle doit également viser à restaurer la confiance des visiteurs, à améliorer leur expérience et à les inciter à revenir.
Cela suppose une mobilisation concertée des acteurs publics et privés, accompagnée d’un suivi régulier des résultats et d’une capacité à réagir rapidement aux difficultés rencontrées sur le terrain.
La proximité géographique avec l’Algérie et la Libye constitue un avantage important pour la Tunisie, mais elle ne saurait suffire à garantir la fidélité de ces clientèles. Dans un environnement où les voyageurs comparent davantage les prix, les services et les conditions de séjour, la compétitivité de la destination dépendra de sa capacité à offrir des vacances accessibles, confortables et sans mauvaises surprises.
La reconquête de ces deux marchés doit ainsi être considérée non comme une simple opération promotionnelle, mais comme une priorité stratégique pour la pérennité et le développement du tourisme tunisien.
Nour BEN MRAD
Arabie Saoudite : 17 morts dans 20 attaques houthies contre l'aéroport de Riyad
L'Arabie saoudite a annoncé, jeudi 15 octobre 2026, la mort de 17 personnes dans 20 attaques menées récemment par les Houthis contre l'aéroport international du roi Khaled, à Riyad.
Selon les autorités saoudiennes, les attaques des rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ne se sont pas limitées à l'aéroport de la capitale. Elles ont également visé, ou tenté de viser à plusieurs reprises, des dizaines d'aéroports, des installations pétrolières et des ports stratégiques à travers le royaume. Riyad a ainsi appelé à la cessation immédiate et totale de ces attaques contre les biens civils.
En réponse à ces menaces, les autorités saoudiennes ont affirmé que les opérations militaires menées contre les positions des Houthis au Yémen avaient permis de détruire plus de 120 dépôts d'armes dissimulés dans les montagnes, ainsi que de nombreux lanceurs de missiles.
Le royaume a également mis en garde contre l'acquisition par les Houthis de technologies militaires avancées avec le soutien d'acteurs régionaux. Leur arsenal comprendrait désormais des missiles balistiques, des drones d'attaque et des drones kamikazes, ainsi que des embarcations rapides piégées.
Ligue des champions: Quatre défaites en deux jours, amère première pour l'Italie
Encore traumatisé par l'échec de sa Nazionale à se qualifier pour la dernière Coupe du monde, le football italien a (re)touché le fond cette semaine avec, pour la première fois de son histoire, quatre défaites pour ses quatre équipes engagées en Ligue des champions.
En entraîneur d'expérience, Gian Piero Gasperini pensait avoir tout vu dans le football, mais le final du match de sa Roma, qui s'est effondrée au Stade olympique face au Real Madrid en concédant trois buts dans les sept dernières minutes pour s'incliner 4-3, l'a laissé sans voix, ou presque.
"On est passé d'un moment de grande euphorie à une grosse désillusion", a constaté le technicien italien, résumant ainsi la semaine des clubs de Serie A dans la compétition reine du football européen.
L'AS Rome n'a en effet pas été la seule à vivre un cauchemar. Finaliste de la C1 en 2023 et 2025, l'Inter Milan a pris une leçon de réalisme à San Siro du Club Bruges qui s'est imposé 4 à 3 grâce à un triplé du phénomène italo-allemand Nicolo Tresoldi. Sur les 11 derniers mois, le bilan européen des champions d'Italie en titre est calamiteux: ils ont perdu sept de leurs huit derniers matches de C1 !
"On ne sait plus défendre"
Pour le premier déplacement de son histoire en Ligue des champions, l'ambitieux Côme a fait illusion à Rotterdam en menant 1 à 0 avant de s'incliner 3 à 1 face au Feyenoord. Idem pour Naples qui a rapidement pris l'avantage à Villarreal, dès la 8e minute, avant de perdre pied et de concéder trois buts.
A l'exception de l'Inter Milan, les représentants de la Serie A ont donc tous mené cette semaine, mais n'ont pas réussi à conserver leur avantage, ce qui a pourtant longtemps été la spécificité des clubs italiens qui ont remporté au total douze éditions de la C1 et disputé 30 finales.
La répétition de ce scénario a fait tiquer les observateurs du calcio, plus encore que le statut relativement modeste --sauf le Real Madrid, 15 sacres en C1 à lui seul--, des vainqueurs des clubs italiens.
Un constat qui a poussé Fabio Capello, ancien entraîneur emblématique de l'AC Milan, désormais consultant pour la chaîne de télévision Sky Sport, à s'interroger: "Est-ce qu'on ne sait plus défendre dans le football italien ?" "C'est devenu presque une honte de savoir défendre", lui a répondu Massimiliano Allegri, l'entraîneur de Naples au moment de commenter la prestation de son équipe.
4 points en 8 matches !
"En Ligue des champions, les adversaires commettent très peu d'erreurs. Tu dois être patient et rester concentré sur le ballon. Tous ces buts encaissés montrent clairement qu'il faut beaucoup plus d'attention sur le plan défensif", a poursuivi l'ancien entraîneur de la Juventus et de l'AC Milan. Et cet échange a relancé les débats sur le niveau du Championnat d'Italie qui, en raison de ses difficultés économiques, ferait la place trop belle à des joueurs étrangers moyens, comme l'a montré une saison 2025-26 traumatisante pour le calcio.
En effet, aucun des quatre clubs engagés en C1 la saison dernière (Inter Milan, Naples, Juventus Turin, Atalanta Bergame) n'a dépassé les 8e de finale, tandis que la Nazionale a échoué (pour la troisième fois de suite en barrages) à se qualifier pour le Mondial-2026.
Sous la conduite de Roberto Mancini depuis août, la sélection italienne a repris quelques couleurs en contrariant notamment la France à domicile (1-1) le 2 octobre, mais ce timide regain de confiance a fait long feu: après huit matches de C1, les quatre clubs italiens n'ont empoché que quatre points (3 pour Côme et 1 pour la Roma) et traînent en bas de classement.
Vainqueur de l'Inter Milan (2-1) lors de la première journée, puis de l'AS Rome mercredi, Jose Mourinho ne partage pas le pessimisme italien: "L'Inter comme la Roma, c'est vraiment du très haut niveau", a-t-il assuré avant de quitter le Stade olympique.
Festival des Littératures du Sud « Kotouf »: A Djerba, les récits prennent le large…
Par Imen Abderrahmani
Écrivains, poètes et penseurs se retrouvent, à partir d’aujourd’hui et durant deux jours, à Djerba pour faire dialoguer les imaginaires du Sud. Une 2ème édition qui mise sur la littérature comme espace de circulation des idées.
Dans le chant IX de L’Odyssée, Homère situe sur l’île des Lotophages, traditionnellement associée à Djerba, l’épisode où les compagnons d’Ulysse, séduits par le lotus, sombrent dans l’oubli et perdent le désir du retour. Des siècles plus tard, l’île continue de nourrir les imaginaires et d’accueillir les récits. Durant deux jours, à partir d’aujourd’hui, Djerba sera le théâtre d’une autre traversée, celle de Kotouf, le Festival des Littératures du Sud, qui réunit pour sa 2èmeédition des voix venues de différentes géographies.
Après une première édition réussie en 2025, le rendez-vous poursuit son ambition de créer, depuis le Sud, un espace de circulation des textes, des idées et des sensibilités.
« Kotouf », qui signifie « cueillettes » ou « récoltes » en arabe, exprime cette volonté de recueillir des récits singuliers et de les mettre en résonance. Plus qu’une succession de rencontres, le festival entend favoriser les échanges entre écrivains, stimuler la création et faire émerger des perspectives nouvelles, à la faveur du dialogue entre les cultures.
Voix plurielles et questions communes
La programmation réunira notamment les écrivains tunisiens AmiraGhenim, Moha Harmel, AfifaSemiti, Sofiane Rejeb et Mohamed Aïssa El Moadeb, aux côtés de la Franco-Tunisienne BochraFourti, de la Franco-Marocaine Samira El Ayachi et de l’Algérienne LamisSaïdi. Le cinéaste burkinabè Dani Kouyaté, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, Inès Senghor, d’origines sénégalaise et serbe, et le Palestinien Mu’adh Jihad compteront également parmi les invités.
Littérature, poésie, philosophie, cinéma, traduction, recherche, musique et humour se croiseront au fil des deux journées. La question des indépendances en constituera l’un des principaux axes. Le coup d’envoi sera donné aujourd’hui avec une lecture d’un poème d’Abou El Kacem Chebbi par un élève. Ce salut à l’un des éminents poètes de la Tunisie dont les poèmes ont été traduits au moins à six langues majeures comme le français, l’anglais, le chinois et le russe sera suivi d’un débat autour du sens des indépendances avec à l’affiche AmiraGhenim, Mu’adh Jihad et Souleymane Bachir Diagne.
L’après-midi, Moha Harmel et LamisSaïdi interrogeront les notions de rupture et de continuité. Le lendemain, un dialogue intergénérationnel prolongera la réflexion, avant une projection du film « Fanon », suivie d’une discussion en présence du cinéaste AbdennourZahzah.
La richesse de ces échanges tient à la diversité des parcours et des regards. Pour les écrivains, la rencontre avec d’autres univers constitue une occasion de questionner leurs propres pratiques, de confronter leurs expériences et de découvrir des formes de pensée qui déplacent les certitudes.
L’île comme espace de transmission
Fidèle à son ancrage territorial, le festivalne se limite pas aux salles de conférence, il investira jardins, espaces culturels et lieux patrimoniaux, afin de rapprocher les textes du paysage et des habitants. Des lectures musicales au coucher du soleil, au fort Borj Ghazi Mustapha sont au programme de cette journée inaugurale. La soirée se poursuivra avec Samia Orosemane qui présentera à l’occasion son nouveau stand-up.
La transmission aux jeunes générations constitue un autre volet important de cette édition. Dès ce matin, plusieurs ateliers d’écriture en français et en arabe, de scénario de bande dessinée, de création sonore et d’écriture culinaire se tiendront dans des établissements scolaires et des bibliothèques de l’île. Leurs participants présenteront leurs travaux le lendemain. L’activité « Marines de Kotouf – Contes en mer », destinée aux jeunes de 12 à 15 ans, prolongera, le 17 octobre, cette démarche en invitant les histoires à prendre le large.
Ces initiatives rappellent que la littérature se construit aussi dans la pratique, l’écoute et le partage. En ouvrant ses activités aux élèves et en proposant des rencontres en arabe, en français et en anglais, le festival fait de la diversité linguistique et de la transmission des leviers essentiels de son projet.
Derrière cette programmation se dessine une ambition qui dépasse le cadre événementiel, celle de permettre aux littératures du Maghreb, du Machrek et d’Afrique subsaharienne de dialoguer depuis leurs propres territoires, sans dépendre systématiquement des grandes capitales occidentales pour se rencontrer ou gagner en visibilité. Il s’agit de reconnaître au Sud sa capacité à produire ses propres espaces de réflexion, de création et de circulation culturelle, lit-on dans les notes de présentation de ce rendez-vous.
Si, dans le récit homérique, Djerba est associée à l’oubli, avec Kotouf, l’île devient un lieu de rencontre, de dialogue et de transmission, où les récits se croisent et les imaginaires s’enrichissent.
Imen.A.
Feuilleton tunisien « Al-Matbaâ » primé au festival italien Matera Fiction
Le feuilleton tunisien « Al-Matbaâ » (L'Imprimerie), produit par la Télévision tunisienne et réalisé par Mehdi Hmili, vient de remporter le prix du meilleur programme dramatique étranger au festival italien Matera Fiction, dédié aux productions télévisuelles et dramatiques.
Cette récompense vient enrichir le palmarès de la série, diffusée pendant le mois de Ramadan 2026 et déjà distinguée à plusieurs reprises, a annoncé la Télévision tunisienne sur sa page officielle.
Selon la même source, ce nouveau prix confirme la présence croissante de la fiction tunisienne dans les festivals et manifestations audiovisuelles internationales, ainsi que sa capacité à rivaliser avec des productions étrangères.
Après le succès de la première saison, le producteur exécutif et réalisateur Mehdi Hmili s'apprête désormais à lancer les préparatifs de la deuxième saison d'« Al-Matbaâ ».
Cette nouvelle saison devrait être diffusée sur la chaîne nationale durant le Ramadan 2027, prolongeant ainsi l'aventure de cette production tunisienne désormais récompensée à l'international.
Ligue des champions (J2) : Le Real Madrid et le PSG signent une soirée record !
La remontée incroyable du Real Madrid face à la Roma et la victoire éclatante du PSG contre Manchester City ne sont que deux des performances marquantes d’une soirée record en Ligue des champions de l’UEFA.
La Journée 2 s’est achevée avec un total de 78 buts, dont 46 rien que mercredi. Six des neuf matches de la soirée ont compté cinq buts ou plus, dont la victoire 6-3 de Liverpool au LASK, le succès 4-2 de Paris contre City et le triomphe 4-3 de Madrid à Rome, au scénario renversant.
Roma 3-4 Real Madrid
Les hommes de José Mourinho ont signé une remontée remarquable contre l’ancien club de leur entraîneur, grâce à trois buts lors d’un final frénétique de huit minutes.
Le doublé de Donyell Malen en début de seconde période avait mis les locaux aux commandes, après que Kylian Mbappé – à l’occasion de son 100e match en Ligue des champions – eut égalisé sur l’ouverture du score de Marten de Roon.
Carlos Espí a redonné espoir aux Merengues en poussant le ballon au fond de près, après que Pierluigi Gollini n’a pas su retenir la tête d’Endrick, le Brésilien envoyant lui-même un ballon de la tête au fond sur corner peu après. L’ancien défenseur des Giallorossi Antonio Rüdiger a bouclé la remontée stupéfiante en détournant au fond un nouveau coup de pied arrêté d’Arda Güler.
Manchester City 2-4 Paris
La série parfaite de Paris s’est poursuivie avec une victoire palpitante à Manchester. Le gardien visiteur Matvei Safonov a repoussé sur la barre le corner d’Enzo Fernández avant que Désiré Doué ne donne l’avantage aux tenants du titre, Ousmane Dembélé doublant la mise tandis que son coéquipier Achraf Hakimi touchait le poteau. Le tir enroulé de Vitinha a porté le score à 3-0 à la pause, Erling Haaland réduisant l’écart de part et d’autre de la frappe puissante de Maghnes Akliouche après la reprise. Safonov a ensuite privé Haaland d’un triplé, Fernández a tiré sur un poteau et Gianluigi Donnarumma a arrêté un penalty tardif de l’ancien attaquant de City Ferran Torres.
Dans les autres matches de la soirée, Bradley Barcola, brillant, a signé un triplé alors que Liverpool a remporté un thriller à neuf buts (3-6) à Linz.
Un but pour sa première apparition le jour de son anniversaire pour Johan Manzambi, des doublés de Nicolas Jackson et Ross Barkley et une frappe de Tammy Abraham dans le temps additionnel ont offert à Villa la plus large victoire européenne de son histoire (6-0) face à Fenerbahçe .
Feyenoord a décroché une victoire à l’arraché dans un match palpitant à Rotterdam face aux Italiens de Como (3-2).
Le Shakhtar est revenu de l’arrière pour décrocher sa première victoire de la saison en Ligue des champions face à l’AEK Athènes (3-1).
Un but de Fredrik Sjøvold en seconde période a offert à Bodø/Glimt sa première victoire (1-0) contre une équipe allemande et ses premiers points de la saison en Ligue des champions, aux dépens de Dortmund.
Pour sa part, le Betis a fêté son retour en Ligue des champions devant son public de la plus belle des manières, en battant de justesse Porto dans un thriller à cinq buts (3-2).
L’attaquant international allemand Deniz Undav a inscrit son premier but depuis la Coupe du monde de la FIFA, alors que Stuttgart a signé une deuxième victoire en autant de matches en phase de ligue. Cette fois-ci, en déplacement contre le Slovan Bratislava (0-3).
Résultats
Feyenoord - Como : 3-2
LASK - Liverpool : 3-6
Roma - Real Madrid : 3-4
Aston Villa - Fenerbahçe : 6-0
Shakhtar Donetsk - AEK Athens : 3-1
Bodø/Glimt - Borussia Dortmund : 1-0
Manchester City - Paris Saint-Germain : 2-4
Real Betis - Porto : 3-2
Slovan Bratislava - Stuttgart : 0-3
Compétitions africaines des clubs : Le stade Taïeb M’hiri de Sfax enfin homologué par la CAF
Ouf, la nouvelle a de quoi rassurer le public sfaxien. La Fédération tunisienne de football a annoncé que la Confédération africaine de football (CAF) a homologué le stade Taïeb M’hiri de Sfax.
La FTF a précisé que le stade figure désormais dans la catégorie 3 de la CAF, ce qui lui permet d’accueillir les rencontres de la sélection nationale lors des éliminatoires de la CAN, ainsi que les matches de poules des compétitions interclubs.
Ainsi, le Club sportif sfaxien et l’Espérance sportive de Zarzis, qui représentent la Tunisie en Coupe de la Confédération, pourraient jouer sur cette pelouse en cas de qualification pour la phase de poules.
Tourisme : Baisse de 40,1% des entrées en provenance de l’Algérie
Le secteur touristique tunisien a accusé un repli marqué de ses visiteurs de proximité au terme de l’arrière-saison. En septembre 2026, le nombre total d’entrées touristiques en provenance des pays de l’Union du Maghreb arabe a enregistré une baisse globale de 32,5% par rapport à la même période en 2025.
Cette contre-performance, dont les chiffres sont révélés par le site EspaceManager, s’explique avant tout par l’essoufflement brutal des deux principaux marchés émetteurs frontaliers, qui constituent historiquement le cœur des flux terrestres vers la Tunisie :
Algérie : Les flux en provenance du marché algérien, habituellement prépondérants en fin de saison estivale, chutent lourdement de 40,1%.
Libye : Les arrivées de ressortissants libyens accusent également une régression notable de 17,6%.
Toutefois, les marchés plus éloignés géographiquement affichent une résistance encourageante, bien que leurs volumes ne parviennent pas à compenser le déficit des deux géants frontaliers :
Mauritanie : Les entrées mauritaniennes réalisent la plus forte progression avec un bond de +9,5%.
Maroc : Le contingent marocain consolide légèrement ses positions avec une hausse modérée de +1,8%.
Ce net recul global invite les professionnels du secteur et les autorités de tutelle à réévaluer les facteurs conjoncturels — variations du pouvoir d’achat, conditions de passage aux frontières terrestres ou concurrence régionale — ayant pesé sur les départs de proximité durant ce mois de septembre.
De même, il faut rappeler que cette chute, inattendue du reste, touche plusieurs secteurs de l’économie et pas seulement celui du tourisme.















