Acquisition de livres tunisiens au titre de l’année 2026 : Dernier délai le 13 septembre
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la prolongation, jusqu’au 13 septembre 2026, du délai de dépôt des candidatures pour l’acquisition de livres tunisiens au titre de l’année 2026, au profit des maisons d’édition et des auteurs publiant à compte d’auteur.
Le ministère a invité les personnes souhaitant proposer leurs publications à soumettre leurs demandes en ligne via la plateforme numérique dédiée « MAC-Subventions ».
Cette session concernera les ouvrages publiés en 2025 et 2026, avec une priorité accordée aux livres destinés aux enfants ainsi qu’aux ouvrages artistiques.
Les candidats devront obligatoirement fournir une copie du dépôt légal ainsi qu’une copie du certificat de tirage. Pour les maisons d’édition, le dossier devra également comprendre le contrat d’édition et un extrait du Registre national des entreprises (RNE) datant de moins de trois mois.
Il est également exigé de déposer deux exemplaires papier de chaque titre proposé à l’acquisition auprès du bureau d’ordre de la Direction des Lettres relevant du ministère des Affaires culturelles.
L’Institut de traduction de Tunis à la recherche des traducteurs
L’Institut de traduction de Tunis annonce son intention de passer un contrat des traducteurs pour traduire une série de livres pour son compte, dans le cadre de la mise en œuvre de son programme annuel de traduction et conformément aux procédures et réglementations en vigueur.
L’Institut invite toutes les personnes souhaitant participer à cette offre à retirer le cahier des charges directement au bureau d’ordre de l’Institut de traduction de Tunis, ou à le télécharger directement depuis le site web officiel de l’Institut, à soumettre leurs offres et à s’engager à respecter les exigences qui y sont formulées.
La date limite de réception des offres est fixée au 18 septembre à 16h00.
Les offres doivent obligatoirement être envoyées par courrier recommandé ou par courrier exprès à l’adresse suivante : Institut de traduction de Tunis – Cité de la Culture, Avenue Mohammed V 1001 – Tunis, ou déposées directement au bureau d’ordre de l’Institut de traduction de Tunis, le cachet du bureau d’ordre faisant foi pour déterminer la date de dépôt. La mention “À ne pas ouvrir – Consultation n° 2026/10 pour le choix de traducteurs” doit être inscrite sur l’enveloppe extérieure.
Foire internationale du livre de Tunis (FILT) : Dr Khaled Kchir, nouveau directeur
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la nomination de Dr Khaled Kchir à la tête de la 41e édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT).
La passation s’est déroulée la veille, lundi, au sein même du ministère. Dr Mohamed Salah Kadri, qui a dirigé la foire au cours des trois dernières éditions, a ainsi cédé sa place au nouveau directeur, Khaled Kchir.
Le communiqué officiel précise que le ministère aspire à maintenir cette dynamique ascendante pour garantir le succès de la 41ème édition, érigeant ainsi le livre en véritable pilier pour aiguiser les talents, nourrir la pensée et éclairer les esprits, au service du rayonnement du secteur intellectuel et littéraire du pays.
Pour rappel, Khaled Kchir cumule de solides états de service en tant qu’historien, professeur universitaire et ancien directeur général de la Bibliothèque nationale de Tunis.
En tant que spécialiste de l’histoire de l’islam médiéval à l’Université de Tunis, il a également joué un rôle de premier plan en mars 2022, en participant activement au lancement de la chaire Hichem Djaït d’histoire et des cultures de l’islam, née d’une initiative conjointe entre l’Université de Tunis et la chaire de l’Institut du monde arabe à Paris.
La météo pour ce mercredi 9 septembre : de la chaleur et des passages nuageux abondants
Selon les prévisions météo recueillies auprès de l’INM, le temps sera partiellement nuageux mercredi 9 septembre 2026, avec des passages nuageux plus abondants au cours de l’après-midi et un risque d’averses localisées, notamment dans certaines régions. Les prévisions disponibles font état d’un temps généralement chaud, avec des températures encore élevées dans plusieurs régions.
Les températures maximales se situeront généralement entre 30 et 37 °C, avec des valeurs pouvant atteindre 39 °C dans les régions intérieures. À Tunis, le mercure pourrait atteindre environ 36 à 37 °C, tandis que les minimales oscilleront autour de 25 °C.
Le vent soufflera de secteur sud-est à est, faible à modéré, avant de se renforcer localement au cours de la journée. La mer sera peu agitée à agitée sur certaines côtes.
Une évolution du temps est toutefois attendue à partir de jeudi, avec une baisse des températures et un risque de précipitations plus marqué.
Crédits bancaires aux particuliers : une croissance au ralenti malgré la baisse du taux directeur
Les crédits bancaires aux particuliers ont légèrement progressé au cours du premier semestre 2026. Ils ont atteint 30,662 milliards de dinars à fin juin, contre 30,554 milliards de dinars six mois plus tôt.
Cette évolution limitée traduit les contraintes persistantes qui pèsent sur la capacité d’endettement des ménages tunisiens.
Les crédits bancaires aux particuliers en Tunisie ont enregistré une hausse modérée au premier semestre 2026. C’est ce qui ressort des données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans sa note d’informations financières de juillet 2026.
À fin juin, l’encours global des crédits bancaires aux particuliers s’est établi à 30,662 milliards de dinars, contre 30,554 milliards de dinars en décembre 2025. Il s’agit d’une progression d’environ 108 millions de dinars, soit une croissance limitée à 0,35 %.
Cette évolution contraste avec celle observée un an auparavant. Entre décembre 2024 et juin 2025, l’encours des crédits bancaires aux particuliers avait augmenté d’environ 276 millions de dinars. Le rythme de progression est donc nettement moins soutenu cette année.
Derrière cette relative stabilité des crédits bancaires aux particuliers, les différentes catégories de financement affichent des évolutions contrastées.
Les crédits destinés à l’aménagement du logement ont poursuivi leur progression. Leur encours est passé de 11,267 milliards de dinars en décembre 2025 à environ 11,348 milliards de dinars à fin juin 2026. La hausse atteint ainsi 80,5 millions de dinars.
Les crédits destinés à l’acquisition de véhicules ont également progressé. Leur encours est passé de 438,6 millions à 446,1 millions de dinars. Ils ont ainsi enregistré une hausse d’environ 7,4 millions de dinars.
Les crédits à la consommation progressent, les crédits à l’habitat reculent
Les autres crédits à la consommation ont également augmenté au premier semestre 2026. Leur encours est passé de 5,425 milliards de dinars en décembre 2025 à 5,550 milliards de dinars en juin 2026. La progression atteint environ 125 millions de dinars, soit une hausse de 2,3 %. À l’inverse, les crédits destinés à l’acquisition de logements ont reculé au cours du premier semestre 2026. Les crédits universitaires ont également enregistré une baisse. Leur encours est passé de 15 millions de dinars à 13,8 millions de dinars. Cela représente une diminution de près de 1,2 million de dinars.
Le ralentissement des crédits bancaires aux particuliers intervient alors que les conditions monétaires se sont légèrement assouplies. La BCT a abaissé son taux directeur de 7,5 % à 7 % le 7 janvier 2026, soit une réduction de 50 points de base. Le TMM s’est ensuite maintenu autour de 7 % au cours des mois suivants.
Cette baisse devait contribuer à réduire le coût du financement bancaire. Or, cet assouplissement monétaire n’a pas entraîné une hausse significative des crédits bancaires aux particuliers.
Mort de l’homme d’affaires Lazhar Sta : Les funérailles auront lieu demain à Ouerdanine
La famille de l’homme d’affaires Lazhar Sta a annoncé que ses funérailles auront lieu demain, mercredi 9 septembre 2026, après la prière d’El Asr, dans sa ville natale de Ouardanine, dans le gouvernorat de Monastir.
Lazhar Sta est décédé, lundi soir, dans un hôpital de la capitale, après avoir été transféré de la prison civile de Mornaguia, à la suite de la détérioration de son état de santé.
Selon sa famille, son décès serait lié à des complications cardiaques, aggravées par les conditions de détention et les températures exceptionnellement élevées. Elle a appelé à faire toute la lumière sur les circonstances de son décès et à déterminer les responsabilités.
Ingénieur et homme d’affaires, Lazhar Sta était l’un des principaux investisseurs tunisiens dans les secteurs du bâtiment, des mines et du tourisme. Il était notamment le fondateur de la Société Ciments de Carthage et un ancien membre du bureau exécutif de l’UTICA.
L’organisation patronale a exprimé sa profonde tristesse, suite au décès de l’homme d’affaires. Dans un communiqué, elle a indiqué que le défunt était un investisseur actif dans les secteurs du bâtiment, de la finance et du tourisme. Il avait, également, une longue expérience syndicale au sein de l’organisation, qu’il avait rejointe très tôt. Il avait siégé au bureau exécutif à plusieurs reprises et apporté des contributions importantes dans les différents domaines et dossiers sur lesquels il avait travaillé.
Littérature - « Prix Ibn Khaldoun 2026 » décerné à Hassanine Ben Ammou : Dans l’intimité d’Ibn Khaldoun, le penseur et l’homme
Par Imen ABDERRAMANI
Près de vingt ans après sa première parution, « Le crépuscule éternel » de Hassanine Ben Ammou retrouve la lumière. Le roman consacré à Ibn Khaldoun vient de décrocher le « Prix Ibn Khaldoun 2026 pour la promotion et la recherche dans les sciences humaines ».
Il y a dans le destin d’Ibn Khaldoun quelque chose qui semble naturellement appartenir au roman : une vie traversée par les voyages, les bouleversements politiques, les ambitions, les disgrâces et les retournements de l’Histoire. Une vie où l’homme et le penseur n’ont cessé de se confondre. C’est cette trajectoire que le romancier Hassanine Ben Ammou explore dans « Le crépuscule éternel » (« Al-Ghouroub Al-Khaled »), aujourd’hui couronné par le « Prix Ibn Khaldoun 2026 ».
L’écrivain tunisien a annoncé avant-hier sur les réseaux sociaux la bonne nouvelle, celle de l’obtention de cette distinction, décernée sous l’égide de la Chaire de l’ICESCO « Ibn Khaldoun pour la culture et le patrimoine », en partenariat avec l’association méditerranéenne « Med 21 ». La cérémonie de remise du prix aura lieu le samedi 19 septembre 2026 à 15h00 au Centre des arts, de la culture et des lettres de Ksar Saïd, au Bardo.
Publié une première fois en 2006, le roman avait déjà reçu le « Grand Prix du roman tunisien » en 2007. Sa nouvelle édition, parue en 2026 chez Masciliana Éditions, compte 336 pages. Hassanine Ben Ammou y suit Ibn Khaldoun à travers les étapes d’une existence mouvementée, de Tunis à Fès, Grenade, Tlemcen, Damas et Le Caire, dans un XIVe siècle secoué par les luttes de pouvoir et les grands bouleversements politiques.
Mais l’enjeu du roman est ailleurs que dans la seule reconstitution historique. Il consiste à faire tomber, le temps de la fiction, la statue du grand penseur pour retrouver l’homme : ses aspirations, ses doutes, ses désillusions, son amour pour Hind, ses rapports avec le pouvoir…
C’est dans ce dialogue entre l’intime et le collectif, entre la destinée d’un homme et celle des civilisations, que le roman trouve sa profondeur. L’écriture de Hassanine Ben Ammou, qui mêle souffle poétique et narration historique, privilégie une langue accessible et vivante, attentive autant aux détails politiques qu’aux mouvements de la pensée.
Écrivain et artiste peintre, Hassanine Ben Ammou s’est imposé comme l’un des romanciers tunisiens attachés au genre historique. À travers plusieurs ouvrages, il a contribué à faire de la littérature un autre espace de transmission de l’histoire tunisienne, en privilégiant un style attrayant et léger qui rapproche le passé du lecteur.
Dans les pas d’Ibn Khaldoun
Le prix qui distingue aujourd’hui « Le crépuscule éternel » prolonge naturellement cette démarche de transmission. Lors de l’édition 2025, le comité d’évaluation, présidé par Abdelhamid Larguèche et composé de Latifa Lakhdar et Faouzi Mahfoud, avait récompensé Moncef M’halla, Mehdi Ghouirgate et Karima Kim, distinguée pour sa traduction de la « Muqaddima » en coréen. Deux prix honorifiques posthumes avaient également été attribués aux professeurs Ahmed Abdessalem et Aboul-Kacem Mohamed Kerrou.
En couronnant le roman de Hassanine Ben Ammou, le Prix Ibn Khaldoun accomplit un geste particulièrement symbolique : il distingue une œuvre qui, précisément, tente de faire revivre celui dont le nom est devenu indissociable de la lecture des sociétés et des cycles de l’Histoire.
Près de vingt ans après avoir été écrit, « Le Crépuscule éternel » revient ainsi dans l’actualité avec une nouvelle force. Le temps a passé, les mondes ont changé, mais Ibn Khaldoun demeure. Peut-être parce que son regard, plus qu’un regard tourné vers le passé, est celui d’un homme qui savait déjà que derrière chaque grandeur se profile une fragilité, et que les civilisations, comme les hommes, portent parfois leur crépuscule au cœur même de leur lumière.
I.A.
Ministère des Affaires culturelles : Réactivation du mécanisme d’acquisition des droits d’exploitation non commerciale d’œuvres cinématographiques tunisiennes
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la réactivation du mécanisme d’acquisition des droits d’exploitation non commerciale d’œuvres cinématographiques tunisiennes, un dispositif clé suspendu depuis 2022.
Cette reprise se concrétise par le lancement immédiat par le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), au titre de la session 2026, d’un appel à candidatures pour l’achat de ces droits.
Selon un communiqué de presse, le ministère indique que ce dispositif s’inscrit dans une orientation institutionnelle visant à soutenir les professionnels et à valoriser les œuvres nationales, tout en offrant un apport financier supplémentaire aux producteurs afin de pérenniser les investissements dans le secteur.
Cet appel s’adresse spécifiquement aux producteurs tunisiens ayant réalisé des longs ou courts métrages (fiction, documentaire et animation) au cours des années 2022, 2023 et 2024, sans avoir bénéficié d’aucun soutien public préalable de la part du ministère ou des institutions sous sa tutelle.
Selon le calendrier établi par le CNCI, les candidats ont jusqu’au 2 octobre 2026 à 17h30 pour déposer leur dossier complet au Bureau d’ordre central de l’institution, situé à la Cité de la Culture à Tunis.
Les pièces requises comprennent notamment un formulaire d’inscription, l’autorisation de tournage, les justificatifs juridiques et fiscaux de l’entreprise, les contrats de travail légalisés de l’équipe technique, les budgets certifiés ainsi qu’une copie numérique de l’œuvre.
À Beït al-Hikma, penser les bouleversements d’un monde en transition
Pour sa rentrée intellectuelle, l’Académie Beït al-Hikma ouvre le débat sur un monde en pleine recomposition. Le 15 septembre, une rencontre autour de l’ouvrage collectif « Comment va le monde ? Penser la transition » réunira plusieurs regards pour interroger les crises, les fractures et les mutations qui redessinent notre époque.
Après la pause estivale, l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts Beït al-Hikma reprend ses activités le 15 septembre avec une rencontre consacrée à la présentation de « Comment va le monde ? Penser la transition ».
Publié dans le prolongement d’un symposium international organisé à Beït al-Hikma les 22, 23 et 24 mai 2024, cet ouvrage collectif rassemble des contributions qui, au-delà du constat de crise, cherchent à comprendre les transformations profondes à l’œuvre dans les sociétés contemporaines.
Organisée par le Département des sciences humaines et sociales de l’Académie, la rencontre se tiendra à partir de 11 heures au palais de Beït al-Hikma, à Carthage. Elle sera animée par les professeurs Essedik Jeddi et Gilles Bibeau, qui reviendront sur les principales réflexions développées dans cet ouvrage réunissant des spécialistes de disciplines et d’horizons différents.
Anthropologues, sociologues, philosophes, poètes, psychiatres, psychanalystes et chercheurs internationaux y confrontent leurs analyses. Cette diversité des regards constitue précisément l’un des intérêts de l’ouvrage : face à la complexité des bouleversements actuels, aucune discipline ne semble désormais pouvoir prétendre, à elle seule, en saisir toutes les dimensions.
Un monde à comprendre
Changements climatiques, insécurité alimentaire, creusement des inégalités, déplacements de populations, fragilisation de la démocratie, montée des populismes et bouleversement des équilibres géopolitiques : les signes d’une profonde transition se multiplient. À ces phénomènes s’ajoutent les mutations économiques, technologiques et culturelles qui contribuent à redessiner les rapports entre les individus, les sociétés et les puissances.
L’ouvrage s’intéresse ainsi à une question devenue incontournable : comment penser un monde dont les repères semblent se déplacer à une vitesse inédite ?
Car il ne s’agit pas seulement d’énumérer les crises. La réflexion collective tente d’en saisir les causes, les interactions et surtout les conséquences à long terme. Derrière les bouleversements visibles se profilent de nouvelles formes de gouvernance, de nouvelles hiérarchies de puissance et de nouveaux rapports entre les sociétés.
Cette réflexion conduit également à une interrogation plus fondamentale sur la place de l’être humain dans ce monde en mutation. Que reste-t-il de l’idée d’universalité lorsque les sociétés sont traversées par de nouvelles fractures ? Comment préserver ce qui fonde la dignité humaine au-delà des différences de cultures, d’histoires et de religions ? Et quelles formes d’humanisme peuvent encore répondre aux défis d’un monde marqué simultanément par l’interdépendance et le repli ?
De la crise de la mondialisation à la transition
Ces questions étaient déjà au cœur du symposium international dont est issu l’ouvrage. Organisé les 22, 23 et 24 mai 2024 avec plusieurs partenaires universitaires et scientifiques, il avait réuni à Beït al-Hikma des chercheurs et penseurs venus notamment du Canada, du Brésil, des États-Unis, d’Europe, du Maghreb et du Liban.
Durant neuf séances, les participants avaient exploré plusieurs facettes des transformations en cours : avenir de l’humanité, humanisme, démocratie, nouvelles configurations géopolitiques, inégalités, pouvoir des multinationales ou encore défis environnementaux.
Le livre prolonge aujourd’hui ces échanges en donnant une forme durable à cette réflexion collective. Entre analyse du présent et interrogation sur l’avenir, « Comment va le monde ? Penser la transition » ne prétend pas apporter une réponse unique à une question aussi vaste. Il propose plutôt de multiplier les angles, de croiser les disciplines et de remettre la pensée au cœur d’un moment où les certitudes vacillent.
Pour Beït al-Hikma, cette rentrée intellectuelle prend dès lors une résonance particulière. Dans un monde qui semble courir plus vite que sa propre capacité à se comprendre, penser la transition devient peut-être une nécessité première : non pas prédire ce que sera demain, mais tenter de donner un sens aux transformations qui sont déjà à l’œuvre.
Une première aux USA : Un tabac à risque « modifié » pour réduire les risques de maladies respiratoires et cardiovasculaires !
Philip Morris International a annoncé, ces derniers jours, que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a délivré des autorisations de produit du tabac à risque modifié (Modified Risk Tobacco Product – MRTP) pour 20 références de sachets de nicotine ZYN.
Il s’agit des premières autorisations MRTP jamais accordées à des sachets de nicotine. Elles permettent à PMI U.S. de communiquer, pour les produits ZYN concernés et conformément aux termes des autorisations délivrées par la FDA, le message suivant :
« Utiliser ZYN à la place des cigarettes réduit le risque de cancer de la bouche, de maladies cardiovasculaires, de cancer du poumon, d’accident vasculaire cérébral, d’emphysème et de bronchite chronique. »
« La décision de la FDA constitue une étape importante pour les plus de 45 millions de consommateurs majeurs de nicotine aux États-Unis », a déclaré Stacey Kennedy, Directrice générale de PMI U.S. « Cette décision garantit aux adultes concernés l’accès à une information exacte et fondée sur la science, notamment aux données validées par la FDA indiquant que le passage de la cigarette à ZYN réduit le risque de certaines maladies liées au tabagisme telles que les maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon », a-t-elle ajouté.
« Plus largement, elle confirme l’approche scientifique de l’agence consistant à évaluer les produits selon leur profil de risque et à communiquer ses conclusions de manière transparente. »
Les sachets de nicotine, tels que ZYN, délivrent la nicotine par absorption buccale. Ils ne nécessitent ni combustion du tabac ni inhalation de fumée, ce qui peut réduire l’exposition à certaines substances nocives et potentiellement nocives par rapport aux produits du tabac combustibles tels que les cigarettes.
Prix de la littérature arabe 2026 : La Tunisie dans la course grâce à Ramsès Kefi et Elyzad Editions
Par Imen ABDERRAMANI
Avec Ramsès Kefi et deux romans publiés par Elyzad, la Tunisie s’invite dans la sélection 2026 du Prix de la littérature arabe, qui célèbre la diversité des écritures et des imaginaires du monde arabe.
Neuf romans, six pays et une même volonté de faire entendre la pluralité des voix du monde arabe : la 14ème édition du Prix de la littérature arabe vient de dévoiler sa sélection. Algérie, Koweït, Liban, Maroc, Palestine et Tunisie sont représentés dans une programmation littéraire qui fait dialoguer différentes générations, sensibilités et approches de l’écriture.
La Tunisie y occupe une place particulière, à travers deux présences complémentaires. D’abord, celle de la maison d’édition francophone Elyzad, dont deux ouvrages figurent dans la sélection : « Ici commence la terre » de Jadd Hilal et « Septentrionale » de Karim Kattan. Une présence qui s’inscrit dans la durée, puisque la maison avait déjà été distinguée par ce Prix en 2022, avec « Bel abîme » de l’écrivain tunisien Yamen Manai.
À cette présence éditoriale s’ajoute celle du romancier Ramsès Kefi, retenu pour son premier roman, « Quatre jours sans ma mère », publié aux éditions Philippe Rey. Une double présence qui souligne à la fois le dynamisme de l’édition francophone et la visibilité croissante des écritures liées à la Tunisie dans les espaces littéraires arabes et francophones.
Ramsès Kefi, une histoire de famille …
Dans « Quatre jours sans ma mère », Ramsès Kefi part d’une disparition pour sonder les liens familiaux, les silences et la mémoire. Un soir, Amani, 67 ans, quitte son domicile sans explication, laissant derrière elle son mari Hédi et leur fils Salmane. Pour ce dernier, âgé de 36 ans et encore en quête de sa propre voie, cette absence devient le point de départ d’une recherche qui le conduit progressivement vers l’histoire de ses parents, marquée notamment par leur exil depuis la Tunisie.
Sans se limiter à une intrigue familiale, le premier roman de Kefi dessine ainsi une chronique intime et sociale, traversée par les questions de transmission, d’origine et de passage à l’âge adulte. L’auteur s’intéresse aux fragilités ordinaires, aux mères qui portent silencieusement le poids de la famille et aux hommes qui peinent à dire leurs blessures. Le quartier populaire où évoluent les personnages devient lui-même un espace de mémoire et de solidarité.
Paru en août 2025, « Quatre jours sans ma mère » a déjà été remarqué dans plusieurs sélections et distinctions littéraires, notamment le « Prix Première Plume », qu’il a remporté en 2025. Sa présence dans cette nouvelle sélection du Prix de la littérature arabe prolonge ainsi le parcours d’un premier roman qui a rapidement trouvé son public.
La littérature arabe au pluriel
Aux côtés de Ramsès Kefi figurent Taleb Alrefai pour « L’Impossible Roman de l’honorable monsieur K. » (Koweït), Hoda Barakat pour « Hind ou la plus belle femme du monde » (Liban), Inam Bioud pour « Houaria » (Algérie), Samira El Ayachi pour « Madame Bovary, ma mère et moi » (Maroc), Jadd Hilal pour « Ici commence la terre » (Liban/Palestine), Imane Humaydane pour « Chansons pour les ténèbres » (Liban), Karim Kattan pour « Septentrionale » (Palestine) et Xavier Leclerc pour « Le garçon ébloui » (Algérie).
Créé en 2013 par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, le Prix de la littérature arabe compte parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Doté de 8 000 euros, il distingue un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français, par un auteur ou une autrice originaire d’un pays de la Ligue arabe. Une mention spéciale de 2 000 euros récompense également le travail de traduction.
« Présidé cette année par l’écrivain et avocat Alexandre Najjar, le jury se réunira à l’automne. Le lauréat sera dévoilé en décembre 2026, lors d’une cérémonie à l’Institut du monde arabe, dans le cadre de la Semaine de la langue arabe », lit-on sur le site de l’Institut du Monde Arabe (IMA).
I.A.
JCC 2026 : Ouverture des inscriptions pour la compétition « Visions + »
Le comité d’organisation de la 37ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) a annoncé samedi l’ouverture officielle des inscriptions pour sa compétition internationale « Visions+ ».
Cette section compétitive phare met en lumière les nouvelles voix du cinéma mondial, les écritures singulières ainsi que les œuvres porteuses de regards et de questions humaines contemporaines. Elle est ouverte aux premiers et deuxièmes longs métrages de fiction et de docu-fiction de réalisateurs en provenance des cinq continents.
Les cinéastes ont jusqu’au 5 octobre 2026 pour soumettre leurs œuvres. Les dossiers de candidature doivent être déposés sur la Plateforme d’inscription et de soumission pour les cinéastes du monde entier, accessible à l’adresse internet inscription.jcc.tn.
Il est à rappeler que les appels à candidatures avaient déjà été lancés pour les compétitions officielles générales de longs et courts métrages ainsi que pour Carthage Ciné-Promesse, dont l’échéance est fixée au 15 septembre 2026.
Par ailleurs, les ateliers professionnels « Chabaka » pour les projets en développement et « Takmil » pour les films en postproduction, dans le cadre de Carthage Pro, acceptent les dossiers jusqu’au 30 septembre 2026.
La 37e édition des JCC se déroulera du 12 au 19 décembre 2026 à la Cité de la culture de Tunis.
Deux films tunisiens au 70ème BFI London Film Festival
Le cinéma tunisien sera représenté par deux films au 70ème BFI London Film Festival, prévu du 7 au 18 octobre 2026 à Londres. « À voix basse » (In a Whisper) de Leyla Bouzid et « The Bird’s Placebo » de Rami Jarboui figurent dans la sélection officielle, hors compétition, de cette édition anniversaire qui réunit 251 œuvres provenant de 88 pays.
Présenté dans la section « Love », « À voix basse » sera projeté en présence de sa réalisatrice. D’une durée de 113 minutes, ce troisième long-métrage de fiction de Leyla Bouzid est une coproduction entre la France et la Tunisie, portée par Unité et Cinétéléfilms.
Le film suit Lilia, incarnée par Eya Bouteraa, qui revient de Paris en Tunisie à la suite du décès de son oncle. Dans la maison familiale, où se côtoient plusieurs générations de femmes, son retour fait ressurgir des tensions, des souvenirs et des secrets longtemps tus. Hiam Abbass et Marion Barbeau complètent notamment la distribution.
Cette sélection londonienne constitue une nouvelle étape dans le parcours international du film, après sa présentation en compétition officielle à la 76e Berlinale, en février 2026. « In a Whisper » avait alors effectué sa première mondiale à Berlin.
Rami Jarboui rejoint la sélection
La deuxième présence tunisienne vient du cinéma d’animation. Rami Jarboui participera au festival avec The Bird’s Placebo, un court-métrage de 20 minutes sélectionné dans la section « Life/Drawing ».
Mêlant rotoscopie et animation 3D, le film raconte l’histoire de Yahya, un jeune homme en situation de handicap vivant dans un quartier populaire défavorisé de la capitale et nourrissant le rêve de traverser la Méditerranée.
Après sa présentation aux Journées cinématographiques de Carthage en 2025, puis sa première mondiale au Festival de Sundance en janvier 2026, le film poursuit ainsi sa trajectoire internationale avec une sélection au BFI. Le programme londonien confirme sa présence dans la section consacrée à l’animation.
Une édition anniversaire sous le signe de la diversité
Pour sa 70e édition, le BFI London Film Festival propose une programmation particulièrement internationale, avec des œuvres venues de 88 pays. Le programme comprend notamment 33 premières mondiales, tandis que 109 œuvres sont réalisées par des cinéastes femmes, soit 43 % de la sélection.
La présence de deux réalisateurs tunisiens s’inscrit également dans une représentation plus large du cinéma de la région MENA au festival. La programmation 2026 comprend plusieurs œuvres venues d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, avec des films tunisiens présents à la fois dans les formats longs et courts.
À cette double présence s’ajoute "All About The Money," documentaire de la réalisatrice irlandaise Sinéad O’Shea, coproduction internationale dont une partie du récit se déroule entre les États-Unis, l’Irlande et la Tunisie.
Ligue 1 (3e J.) : L'Espérance rebondit, l'Etoile accrochée par la JSO
Décidée à réagir, l'EST a dû se donner à fond pour signer la victoire face à l'ASM alors qu'à Sousse, l'ESS a été contrainte au partage des points par la JSO qui continue de surprendre.
A Rades, l'EST en quête de redressement après sa défaite lors de la deuxième journée a bien entamé le match face à l'ASM avec une équipe remaniée pour prendre l'avantage par le jeune Fernández (23e), mais elle s'est faite surprendre sur un contre de la droite suivi d'une hésitation de Memmiche. Nour Mani, à l'affût, a égalisé pour les siens (35e). Après la pause, le pressing Sang et Or aboutit à un second but par Blaili (66e) (2-1) qui venait d'entrer avec Ribeiro. La suite a été passionnante des deux côtés. L''Espérance a mérité sa victoire mais l'AS Marsa n'a pas démérité.
A Sousse, l'Etoile du Sahel recevait la JS Omrane et cherchait un second succès. Dominatrice en première période, elle a encaissé un but de Kouki de la tête à la (36e) contre le cours du jeu. Après les citrons, les Étoilés redoublent d'efforts pour égaliser par Bedhief (55e) avant de dominer les débats sans arriver à doubler la marque face une JS Omrane qui confirme sa bonne santé.
Enfin à Metlaoui, le match a été équilibré mais sans émotions particulières jusqu'à la (84e) quand Bouzaabia offrit la victoire aux Miniers devant les Saheliens de l'ES Hammam-Sousse.
Jamel BELHASSEN
Résultats
EST -ASM (2 -1)
ESS-JSO (1- 1)
ESM- ESHS (1- 0)
Classement
1- PS Sakiet Eddaier 7pts
2- CA Bizertin 7pts
3- Club Africain 6pts (-1)
4- Espérance de Tunis 6pts
5- Club Sportif Sfaxien 4pts (-1)
6- US Monastirienne 4pts (-1)
7- Etoile du Sahel 4pts
8- JS Omrane 4pts
9- US Ben Guerdane 3pts (-2)
10- Espérance de Zarzis 3pts (-1)
11- ES Métlaoui 3pts
12- Stade Tunisien 1pts (-1)
13- Olympique de Béja 1pts
14- AS Marsa 1pts
15- ES Hammam Sousse 1pts
16- CS Hammam-Lif 0pts (-1)
Ligue des champions d'Afrique / CA - Djoliba (1-0) : Courte mais importante victoire
De retour sur la scène africaine après une longue absence, le Club Africain a tenu à réussir cet exorde face à Djoliba, un habitué de la Ligue des champions. Les Rouge et Blanc sont entrés vite dans le vif du sujet avec deux essais de Zaddam (4e) et Zaalouni (9e). En face, les Maliens tenaient le coup et procédaient par des contres dangereux annihilés par Chamekh (22e et 43e). Entre temps, Simpara et Kante ont tenté leurs chances vainement (32e et 40e).
Après la pause, le CA a exercé un pressing sur son adversaire. Après un essai de Harzi (62e), Kadida, de la tête ouvre le score (1-0) à la (71e) et libére son équipe qui a tout fait pour doubler la marque par Bouguerra (89e) et Cherimi (90e) mais le score en reste là.
Les Clubistes assurent une avance courte, certes, mais importante avant le match retour dans une semaine.
Jamel BELHASSEN
















