Ministère des Affaires culturelles : Réactivation du mécanisme d’acquisition des droits d’exploitation non commerciale d’œuvres cinématographiques tunisiennes
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la réactivation du mécanisme d’acquisition des droits d’exploitation non commerciale d’œuvres cinématographiques tunisiennes, un dispositif clé suspendu depuis 2022.
Cette reprise se concrétise par le lancement immédiat par le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), au titre de la session 2026, d’un appel à candidatures pour l’achat de ces droits.
Selon un communiqué de presse, le ministère indique que ce dispositif s’inscrit dans une orientation institutionnelle visant à soutenir les professionnels et à valoriser les œuvres nationales, tout en offrant un apport financier supplémentaire aux producteurs afin de pérenniser les investissements dans le secteur.
Cet appel s’adresse spécifiquement aux producteurs tunisiens ayant réalisé des longs ou courts métrages (fiction, documentaire et animation) au cours des années 2022, 2023 et 2024, sans avoir bénéficié d’aucun soutien public préalable de la part du ministère ou des institutions sous sa tutelle.
Selon le calendrier établi par le CNCI, les candidats ont jusqu’au 2 octobre 2026 à 17h30 pour déposer leur dossier complet au Bureau d’ordre central de l’institution, situé à la Cité de la Culture à Tunis.
Les pièces requises comprennent notamment un formulaire d’inscription, l’autorisation de tournage, les justificatifs juridiques et fiscaux de l’entreprise, les contrats de travail légalisés de l’équipe technique, les budgets certifiés ainsi qu’une copie numérique de l’œuvre.
À Beït al-Hikma, penser les bouleversements d’un monde en transition
Pour sa rentrée intellectuelle, l’Académie Beït al-Hikma ouvre le débat sur un monde en pleine recomposition. Le 15 septembre, une rencontre autour de l’ouvrage collectif « Comment va le monde ? Penser la transition » réunira plusieurs regards pour interroger les crises, les fractures et les mutations qui redessinent notre époque.
Après la pause estivale, l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts Beït al-Hikma reprend ses activités le 15 septembre avec une rencontre consacrée à la présentation de « Comment va le monde ? Penser la transition ».
Publié dans le prolongement d’un symposium international organisé à Beït al-Hikma les 22, 23 et 24 mai 2024, cet ouvrage collectif rassemble des contributions qui, au-delà du constat de crise, cherchent à comprendre les transformations profondes à l’œuvre dans les sociétés contemporaines.
Organisée par le Département des sciences humaines et sociales de l’Académie, la rencontre se tiendra à partir de 11 heures au palais de Beït al-Hikma, à Carthage. Elle sera animée par les professeurs Essedik Jeddi et Gilles Bibeau, qui reviendront sur les principales réflexions développées dans cet ouvrage réunissant des spécialistes de disciplines et d’horizons différents.
Anthropologues, sociologues, philosophes, poètes, psychiatres, psychanalystes et chercheurs internationaux y confrontent leurs analyses. Cette diversité des regards constitue précisément l’un des intérêts de l’ouvrage : face à la complexité des bouleversements actuels, aucune discipline ne semble désormais pouvoir prétendre, à elle seule, en saisir toutes les dimensions.
Un monde à comprendre
Changements climatiques, insécurité alimentaire, creusement des inégalités, déplacements de populations, fragilisation de la démocratie, montée des populismes et bouleversement des équilibres géopolitiques : les signes d’une profonde transition se multiplient. À ces phénomènes s’ajoutent les mutations économiques, technologiques et culturelles qui contribuent à redessiner les rapports entre les individus, les sociétés et les puissances.
L’ouvrage s’intéresse ainsi à une question devenue incontournable : comment penser un monde dont les repères semblent se déplacer à une vitesse inédite ?
Car il ne s’agit pas seulement d’énumérer les crises. La réflexion collective tente d’en saisir les causes, les interactions et surtout les conséquences à long terme. Derrière les bouleversements visibles se profilent de nouvelles formes de gouvernance, de nouvelles hiérarchies de puissance et de nouveaux rapports entre les sociétés.
Cette réflexion conduit également à une interrogation plus fondamentale sur la place de l’être humain dans ce monde en mutation. Que reste-t-il de l’idée d’universalité lorsque les sociétés sont traversées par de nouvelles fractures ? Comment préserver ce qui fonde la dignité humaine au-delà des différences de cultures, d’histoires et de religions ? Et quelles formes d’humanisme peuvent encore répondre aux défis d’un monde marqué simultanément par l’interdépendance et le repli ?
De la crise de la mondialisation à la transition
Ces questions étaient déjà au cœur du symposium international dont est issu l’ouvrage. Organisé les 22, 23 et 24 mai 2024 avec plusieurs partenaires universitaires et scientifiques, il avait réuni à Beït al-Hikma des chercheurs et penseurs venus notamment du Canada, du Brésil, des États-Unis, d’Europe, du Maghreb et du Liban.
Durant neuf séances, les participants avaient exploré plusieurs facettes des transformations en cours : avenir de l’humanité, humanisme, démocratie, nouvelles configurations géopolitiques, inégalités, pouvoir des multinationales ou encore défis environnementaux.
Le livre prolonge aujourd’hui ces échanges en donnant une forme durable à cette réflexion collective. Entre analyse du présent et interrogation sur l’avenir, « Comment va le monde ? Penser la transition » ne prétend pas apporter une réponse unique à une question aussi vaste. Il propose plutôt de multiplier les angles, de croiser les disciplines et de remettre la pensée au cœur d’un moment où les certitudes vacillent.
Pour Beït al-Hikma, cette rentrée intellectuelle prend dès lors une résonance particulière. Dans un monde qui semble courir plus vite que sa propre capacité à se comprendre, penser la transition devient peut-être une nécessité première : non pas prédire ce que sera demain, mais tenter de donner un sens aux transformations qui sont déjà à l’œuvre.
Une première aux USA : Un tabac à risque « modifié » pour réduire les risques de maladies respiratoires et cardiovasculaires !
Philip Morris International a annoncé, ces derniers jours, que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a délivré des autorisations de produit du tabac à risque modifié (Modified Risk Tobacco Product – MRTP) pour 20 références de sachets de nicotine ZYN.
Il s’agit des premières autorisations MRTP jamais accordées à des sachets de nicotine. Elles permettent à PMI U.S. de communiquer, pour les produits ZYN concernés et conformément aux termes des autorisations délivrées par la FDA, le message suivant :
« Utiliser ZYN à la place des cigarettes réduit le risque de cancer de la bouche, de maladies cardiovasculaires, de cancer du poumon, d’accident vasculaire cérébral, d’emphysème et de bronchite chronique. »
« La décision de la FDA constitue une étape importante pour les plus de 45 millions de consommateurs majeurs de nicotine aux États-Unis », a déclaré Stacey Kennedy, Directrice générale de PMI U.S. « Cette décision garantit aux adultes concernés l’accès à une information exacte et fondée sur la science, notamment aux données validées par la FDA indiquant que le passage de la cigarette à ZYN réduit le risque de certaines maladies liées au tabagisme telles que les maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon », a-t-elle ajouté.
« Plus largement, elle confirme l’approche scientifique de l’agence consistant à évaluer les produits selon leur profil de risque et à communiquer ses conclusions de manière transparente. »
Les sachets de nicotine, tels que ZYN, délivrent la nicotine par absorption buccale. Ils ne nécessitent ni combustion du tabac ni inhalation de fumée, ce qui peut réduire l’exposition à certaines substances nocives et potentiellement nocives par rapport aux produits du tabac combustibles tels que les cigarettes.
Prix de la littérature arabe 2026 : La Tunisie dans la course grâce à Ramsès Kefi et Elyzad Editions
Par Imen ABDERRAMANI
Avec Ramsès Kefi et deux romans publiés par Elyzad, la Tunisie s’invite dans la sélection 2026 du Prix de la littérature arabe, qui célèbre la diversité des écritures et des imaginaires du monde arabe.
Neuf romans, six pays et une même volonté de faire entendre la pluralité des voix du monde arabe : la 14ème édition du Prix de la littérature arabe vient de dévoiler sa sélection. Algérie, Koweït, Liban, Maroc, Palestine et Tunisie sont représentés dans une programmation littéraire qui fait dialoguer différentes générations, sensibilités et approches de l’écriture.
La Tunisie y occupe une place particulière, à travers deux présences complémentaires. D’abord, celle de la maison d’édition francophone Elyzad, dont deux ouvrages figurent dans la sélection : « Ici commence la terre » de Jadd Hilal et « Septentrionale » de Karim Kattan. Une présence qui s’inscrit dans la durée, puisque la maison avait déjà été distinguée par ce Prix en 2022, avec « Bel abîme » de l’écrivain tunisien Yamen Manai.
À cette présence éditoriale s’ajoute celle du romancier Ramsès Kefi, retenu pour son premier roman, « Quatre jours sans ma mère », publié aux éditions Philippe Rey. Une double présence qui souligne à la fois le dynamisme de l’édition francophone et la visibilité croissante des écritures liées à la Tunisie dans les espaces littéraires arabes et francophones.
Ramsès Kefi, une histoire de famille …
Dans « Quatre jours sans ma mère », Ramsès Kefi part d’une disparition pour sonder les liens familiaux, les silences et la mémoire. Un soir, Amani, 67 ans, quitte son domicile sans explication, laissant derrière elle son mari Hédi et leur fils Salmane. Pour ce dernier, âgé de 36 ans et encore en quête de sa propre voie, cette absence devient le point de départ d’une recherche qui le conduit progressivement vers l’histoire de ses parents, marquée notamment par leur exil depuis la Tunisie.
Sans se limiter à une intrigue familiale, le premier roman de Kefi dessine ainsi une chronique intime et sociale, traversée par les questions de transmission, d’origine et de passage à l’âge adulte. L’auteur s’intéresse aux fragilités ordinaires, aux mères qui portent silencieusement le poids de la famille et aux hommes qui peinent à dire leurs blessures. Le quartier populaire où évoluent les personnages devient lui-même un espace de mémoire et de solidarité.
Paru en août 2025, « Quatre jours sans ma mère » a déjà été remarqué dans plusieurs sélections et distinctions littéraires, notamment le « Prix Première Plume », qu’il a remporté en 2025. Sa présence dans cette nouvelle sélection du Prix de la littérature arabe prolonge ainsi le parcours d’un premier roman qui a rapidement trouvé son public.
La littérature arabe au pluriel
Aux côtés de Ramsès Kefi figurent Taleb Alrefai pour « L’Impossible Roman de l’honorable monsieur K. » (Koweït), Hoda Barakat pour « Hind ou la plus belle femme du monde » (Liban), Inam Bioud pour « Houaria » (Algérie), Samira El Ayachi pour « Madame Bovary, ma mère et moi » (Maroc), Jadd Hilal pour « Ici commence la terre » (Liban/Palestine), Imane Humaydane pour « Chansons pour les ténèbres » (Liban), Karim Kattan pour « Septentrionale » (Palestine) et Xavier Leclerc pour « Le garçon ébloui » (Algérie).
Créé en 2013 par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, le Prix de la littérature arabe compte parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Doté de 8 000 euros, il distingue un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français, par un auteur ou une autrice originaire d’un pays de la Ligue arabe. Une mention spéciale de 2 000 euros récompense également le travail de traduction.
« Présidé cette année par l’écrivain et avocat Alexandre Najjar, le jury se réunira à l’automne. Le lauréat sera dévoilé en décembre 2026, lors d’une cérémonie à l’Institut du monde arabe, dans le cadre de la Semaine de la langue arabe », lit-on sur le site de l’Institut du Monde Arabe (IMA).
I.A.
JCC 2026 : Ouverture des inscriptions pour la compétition « Visions + »
Le comité d’organisation de la 37ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) a annoncé samedi l’ouverture officielle des inscriptions pour sa compétition internationale « Visions+ ».
Cette section compétitive phare met en lumière les nouvelles voix du cinéma mondial, les écritures singulières ainsi que les œuvres porteuses de regards et de questions humaines contemporaines. Elle est ouverte aux premiers et deuxièmes longs métrages de fiction et de docu-fiction de réalisateurs en provenance des cinq continents.
Les cinéastes ont jusqu’au 5 octobre 2026 pour soumettre leurs œuvres. Les dossiers de candidature doivent être déposés sur la Plateforme d’inscription et de soumission pour les cinéastes du monde entier, accessible à l’adresse internet inscription.jcc.tn.
Il est à rappeler que les appels à candidatures avaient déjà été lancés pour les compétitions officielles générales de longs et courts métrages ainsi que pour Carthage Ciné-Promesse, dont l’échéance est fixée au 15 septembre 2026.
Par ailleurs, les ateliers professionnels « Chabaka » pour les projets en développement et « Takmil » pour les films en postproduction, dans le cadre de Carthage Pro, acceptent les dossiers jusqu’au 30 septembre 2026.
La 37e édition des JCC se déroulera du 12 au 19 décembre 2026 à la Cité de la culture de Tunis.
Deux films tunisiens au 70ème BFI London Film Festival
Le cinéma tunisien sera représenté par deux films au 70ème BFI London Film Festival, prévu du 7 au 18 octobre 2026 à Londres. « À voix basse » (In a Whisper) de Leyla Bouzid et « The Bird’s Placebo » de Rami Jarboui figurent dans la sélection officielle, hors compétition, de cette édition anniversaire qui réunit 251 œuvres provenant de 88 pays.
Présenté dans la section « Love », « À voix basse » sera projeté en présence de sa réalisatrice. D’une durée de 113 minutes, ce troisième long-métrage de fiction de Leyla Bouzid est une coproduction entre la France et la Tunisie, portée par Unité et Cinétéléfilms.
Le film suit Lilia, incarnée par Eya Bouteraa, qui revient de Paris en Tunisie à la suite du décès de son oncle. Dans la maison familiale, où se côtoient plusieurs générations de femmes, son retour fait ressurgir des tensions, des souvenirs et des secrets longtemps tus. Hiam Abbass et Marion Barbeau complètent notamment la distribution.
Cette sélection londonienne constitue une nouvelle étape dans le parcours international du film, après sa présentation en compétition officielle à la 76e Berlinale, en février 2026. « In a Whisper » avait alors effectué sa première mondiale à Berlin.
Rami Jarboui rejoint la sélection
La deuxième présence tunisienne vient du cinéma d’animation. Rami Jarboui participera au festival avec The Bird’s Placebo, un court-métrage de 20 minutes sélectionné dans la section « Life/Drawing ».
Mêlant rotoscopie et animation 3D, le film raconte l’histoire de Yahya, un jeune homme en situation de handicap vivant dans un quartier populaire défavorisé de la capitale et nourrissant le rêve de traverser la Méditerranée.
Après sa présentation aux Journées cinématographiques de Carthage en 2025, puis sa première mondiale au Festival de Sundance en janvier 2026, le film poursuit ainsi sa trajectoire internationale avec une sélection au BFI. Le programme londonien confirme sa présence dans la section consacrée à l’animation.
Une édition anniversaire sous le signe de la diversité
Pour sa 70e édition, le BFI London Film Festival propose une programmation particulièrement internationale, avec des œuvres venues de 88 pays. Le programme comprend notamment 33 premières mondiales, tandis que 109 œuvres sont réalisées par des cinéastes femmes, soit 43 % de la sélection.
La présence de deux réalisateurs tunisiens s’inscrit également dans une représentation plus large du cinéma de la région MENA au festival. La programmation 2026 comprend plusieurs œuvres venues d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, avec des films tunisiens présents à la fois dans les formats longs et courts.
À cette double présence s’ajoute "All About The Money," documentaire de la réalisatrice irlandaise Sinéad O’Shea, coproduction internationale dont une partie du récit se déroule entre les États-Unis, l’Irlande et la Tunisie.
Ligue 1 (3e J.) : L'Espérance rebondit, l'Etoile accrochée par la JSO
Décidée à réagir, l'EST a dû se donner à fond pour signer la victoire face à l'ASM alors qu'à Sousse, l'ESS a été contrainte au partage des points par la JSO qui continue de surprendre.
A Rades, l'EST en quête de redressement après sa défaite lors de la deuxième journée a bien entamé le match face à l'ASM avec une équipe remaniée pour prendre l'avantage par le jeune Fernández (23e), mais elle s'est faite surprendre sur un contre de la droite suivi d'une hésitation de Memmiche. Nour Mani, à l'affût, a égalisé pour les siens (35e). Après la pause, le pressing Sang et Or aboutit à un second but par Blaili (66e) (2-1) qui venait d'entrer avec Ribeiro. La suite a été passionnante des deux côtés. L''Espérance a mérité sa victoire mais l'AS Marsa n'a pas démérité.
A Sousse, l'Etoile du Sahel recevait la JS Omrane et cherchait un second succès. Dominatrice en première période, elle a encaissé un but de Kouki de la tête à la (36e) contre le cours du jeu. Après les citrons, les Étoilés redoublent d'efforts pour égaliser par Bedhief (55e) avant de dominer les débats sans arriver à doubler la marque face une JS Omrane qui confirme sa bonne santé.
Enfin à Metlaoui, le match a été équilibré mais sans émotions particulières jusqu'à la (84e) quand Bouzaabia offrit la victoire aux Miniers devant les Saheliens de l'ES Hammam-Sousse.
Jamel BELHASSEN
Résultats
EST -ASM (2 -1)
ESS-JSO (1- 1)
ESM- ESHS (1- 0)
Classement
1- PS Sakiet Eddaier 7pts
2- CA Bizertin 7pts
3- Club Africain 6pts (-1)
4- Espérance de Tunis 6pts
5- Club Sportif Sfaxien 4pts (-1)
6- US Monastirienne 4pts (-1)
7- Etoile du Sahel 4pts
8- JS Omrane 4pts
9- US Ben Guerdane 3pts (-2)
10- Espérance de Zarzis 3pts (-1)
11- ES Métlaoui 3pts
12- Stade Tunisien 1pts (-1)
13- Olympique de Béja 1pts
14- AS Marsa 1pts
15- ES Hammam Sousse 1pts
16- CS Hammam-Lif 0pts (-1)
Ligue des champions d'Afrique / CA - Djoliba (1-0) : Courte mais importante victoire
De retour sur la scène africaine après une longue absence, le Club Africain a tenu à réussir cet exorde face à Djoliba, un habitué de la Ligue des champions. Les Rouge et Blanc sont entrés vite dans le vif du sujet avec deux essais de Zaddam (4e) et Zaalouni (9e). En face, les Maliens tenaient le coup et procédaient par des contres dangereux annihilés par Chamekh (22e et 43e). Entre temps, Simpara et Kante ont tenté leurs chances vainement (32e et 40e).
Après la pause, le CA a exercé un pressing sur son adversaire. Après un essai de Harzi (62e), Kadida, de la tête ouvre le score (1-0) à la (71e) et libére son équipe qui a tout fait pour doubler la marque par Bouguerra (89e) et Cherimi (90e) mais le score en reste là.
Les Clubistes assurent une avance courte, certes, mais importante avant le match retour dans une semaine.
Jamel BELHASSEN
Coupe de la CAF/ Shooting Stars - CSS (1-0) : Tout se jouera à Sfax
Le Club Sportif Sfaxien a été battu par Shooting Stars (1-0), ce samedi au stade MKO Abiola à Abeokuta, à l’occasion du premier tour aller de la Coupe de la Confédération.
Les Nigérians ont inscrit l’unique but de la rencontre à la 26e minute par l’intermédiaire de Lucky Emmanuel, permettant à Shooting Stars de prendre une courte avance avant la manche retour.
Le Club Sportif Sfaxien a tenté de réagir en seconde période, sans parvenir à égaliser.
Avec cette courte défaite, on peut dire que tout se jouera dimanche prochain à Sfax lors du match retour.
K.Z.
Journées musicales de Carthage (JMC) : Vingt six projets... et un monde de musiques
Par Imen ABDERRAHMANI
La rentrée culturelle et artistique sera bel et bien musicale avec à l'affiche la 11ème édition des Journées Musicales de Carthage (JMC), annoncée du 3 au 10 octobre prochain. Vingt-six projets venus de plusieurs pays rythmeront cet automne. Détails.
Il est l'un des rendez-vous artistiques les plus attendus pour les artistes tunisiens et arabes émergents et innovants, et également pour les mélomanes qui cherchent des expériences artistiques inédites, différentes, qui fuient les voies classiques.
Prévue du 3 au 10 octobre, la manifestation propose un bouquet de vingt-six projets et une programmation à l’ancrage méditerranéen affirmé, traversée par le jazz, les musiques du monde, l’électronique, le rock et les écritures hybrides.
Orchestré par le musicien et producteur Mondher Falleh, le festival se tourne, cette année, résolument vers la Méditerranée. Ses rives tunisienne, maghrébine, africaine, arabe et européenne s’y croisent, s’écoutent et se répondent. L'ancrage méditerranéen devient ainsi un point de départ pour explorer d’autres géographies sonores, d’autres influences et d’autres manières de créer, pour repenser la cartographie musicale.
Pour départager les candidatures, un comité réunissant des professionnels du secteur a été constitué autour de Sami Ben Saïd, ancien directeur des Journées Musicales de Carthage, pianiste et conseiller artistique, de Saima Samoud, professeure universitaire spécialisée dans la gestion de projets culturels, du guitariste et compositeur Hedi Fahem et du producteur Mohamed Ben Said, expert en programmation artistique et en gestion de projets musicaux, précise le communiqué de presse.
Au total, 378 dossiers provenant de tous les continents ont été examinés. Vingt-six projets ont finalement été retenus, des propositions capables de témoigner des transformations qui traversent aujourd’hui la création musicale.
Un labo des musiques actuelles
Le jazz demeure l’un des fils conducteurs de cette programmation, mais il se décline sous des formes très différentes. Le Tunisien Wajdi Riahi, installé en Belgique, présentera son Wajdi Riahi Trio, tandis que l’Italien Marco Centasso, entre l’Italie et la Tunisie, proposera Um/Welt, une expérience de jazz expérimental. Le Français Jim Monneau, également installé en Belgique, viendra avec son quintet, tandis qu’Emma Prat présentera Le jour où tout ira bien.
À cette approche répond une scène plus contemporaine et hybride. "Altf4" proposera "INIT", entre jazz fusion et néo-jazz. Originaire de Cisjordanie, "Alkalssat" présentera un projet éponyme, tandis que "Groove Alert" de Bechir Jelassi s’inscrira dans une démarche contemporaine. L’Égyptienne Youssra El Hawary, avec "Taraddud", évoluera entre chanson d’auteure et jazz alternatif. Le Sénégalais Sahad Sarr apportera pour sa part une proposition afro-jazz traversée par la fusion, l’afrobeat et le highlife.
Mais c’est peut-être dans les projets qui brouillent les frontières que l’esprit de cette édition apparaît avec le plus de netteté.
Le groupe tunisien "Broua", aujourd’hui installé aux Pays-Bas, présentera "Hor El Ensen" (Libre est l'Homme), un projet qui puise dans les musiques du monde et le folk méditerranéen contemporain. Gultrah Sound System reviendra avec "Survival", tandis que l’acteur et chanteur tunisien Issam Eddine Absi proposera Gameh El Medina (Le blé de la médina).
Avec" Jathb", le patrimoine soufi se trouve projeté dans une autre temporalité. "WILLIA REBIRTH – Vol. 2 / Ancestral Call" associe soufisme avant-gardiste, musique électronique, sonorités ethniques et dimension cinématique. Une autre lecture du mouvement soufi est proposée par "Dilaw", installé en France, avec "The Sufi Movement (I)". Molka, de son côté, choisit le chemin du retour aux sources avec "Back To My Roots".
D’autres artistes poursuivent cette exploration des croisements. Nuri, installé en France, présentera "Vibes", entre musique africaine et électronique afro-futuriste. Nejia proposera un projet folk, tandis que Tarek Zarroug, installé en Allemagne, naviguera entre électronica, avant-pop et expérimentation. "Saharage", avec Apex Africa, fera dialoguer le rock et les sonorités nord-africaines. "Midnight Pin", qui participe pour la deuxième fois aux Journées Musicales de Carthage, reviendra avec "Geno-Suite", entre rock alternatif et identité nord-africaine, lit-on dans le communiqué de presse.
Découvertes...
Pour la première fois, le Brésil sera ainsi représenté aux Journées Musicales de Carthage avec Anna Tréa, installée en Espagne, et son projet "Sola 360", une afropop aux influences métissées. La France sera présente avec Solak Balik et sa création "Voix de Femmes du Monde", ainsi qu’avec "Neno". L’Italie sera représentée par le duo Passepartout, formé par Nicoletta Favari et Christopher Salvito, qui explore l’électronique expérimentale et l’ambient minimal à travers un travail de déconstruction et de recomposition sonore.
La Syrie sera portée par Sarab, installé en France, avec "SARAB Mit Warde", où le rock rencontre les couleurs musicales du Moyen-Orient. Le Maroc sera représenté par Leila Chakir et son projet "The Leila", porté par des sonorités maghrébines et la langue amazighe.
Entre les différentes rives de la Méditerranée et au-delà, Carthage devient ainsi, le temps d’une semaine, un lieu d’écoute et d’expérimentation. Vingt-six projets, vingt-six trajectoires, mais une même volonté de faire circuler les sons, les idées et les imaginaires. Plus qu’une vitrine de la création musicale actuelle, les Journées Musicales de Carthage se dessinent comme un laboratoire où les différences ne se juxtaposent pas : elles dialoguent, se confrontent et parfois donnent naissance à l’inattendu. Les détails sur les espaces qui accueilleront ces concerts, sur les master-class et également les horaires seront annoncés, dans les prochains jours.
I.A.
JCC 2026 : Ouverture des candidatures pour l’atelier « Chabaka »
Le comité d’organisation de la 37ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) annonce l’ouverture des candidatures pour participer à l’atelier « Chabaka », dans le cadre de la section Carthage Pro.
Cet atelier est dédié aux projets en développement et vise à soutenir et accompagner les cinéastes dans le développement de leurs projets, à travers un encadrement, un accompagnement et des échanges avec des experts du secteur, ainsi que des opportunités de rencontres et de mise en réseau professionnel, expliquent les organisateurs.
Les activités de Carthage Pro se tiendront du 14 au 17 décembre 2026, dans le cadre de la programmation officielle de la 37ᵉ édition des JCC.
La date limite de soumission est le 30 septembre 2026 sachant que le lien d’inscription est le suivant : httpss://inscription.jcc.tn/form.html?id=8&lang=fr édition des Journées Cinématographiques de Carthage.
Tony Gatlif, le cinéaste des routes et de l’exil, est mort
Le cinéma français et mondial vient de perdre l’un de ses cinéastes les plus singuliers. Tony Gatlif, ardent défenseur de la culture tzigane et réalisateur de 25 films, dont « Gadjo Dilo » et « Exils », est décédé mercredi à Arles, à l’âge de 77 ans. Il travaillait alors sur un nouveau projet de film historique, non loin de la Camargue, territoire auquel il était profondément attaché.
Tony Gatlif s’en va comme il avait souvent raconté les départs, les routes et l’exil : avec la musique pour compagne et la liberté comme horizon. Décédé mercredi à Arles, à proximité de cette Camargue qu’il considérait comme l’un des lieux qui l’avaient « sauvé », le cinéaste laisse derrière lui une œuvre profondément personnelle, traversée par la culture tzigane, les migrations, les blessures de l’exil et une inlassable quête de liberté.
Sa famille a annoncé vendredi son décès, lié à un « problème de santé », dans un communiqué transmis à l’AFP. Son épouse, ses enfants et ses petits-enfants lui ont adressé un dernier « Latcho Drom », expression tzigane signifiant « Bonne route ».
« Latcho Drom » était aussi le titre de l’un de ses films, réalisé en 1993, comme si le cinéaste avait depuis longtemps placé son œuvre sous le signe du voyage. Depuis ses débuts en 1975, Tony Gatlif aura réalisé 25 films, dont « Les Princes » (1983), « Gadjo Dilo » (1997), « Vengo » (2000), « Exils » (2004), « Djam » (2017) et, plus récemment, « Ange », sorti en 2025.
La musique comme langue universelle
Chez Tony Gatlif, la musique n’a jamais été un simple accompagnement de l’image. Elle est une langue, une mémoire, une manière de raconter ce que les mots ne suffisent pas à dire. Flamenco dans « Vengo », musique tzigane dans « Les Princes », rebétiko dans « Djam » : ses films ont fait circuler les sonorités et les traditions, donnant à entendre des peuples, des histoires et des identités souvent relégués aux marges.
« La musique tzigane crie la peur et la douleur d’un peuple qui a mal à son âme », disait-il. Son travail lui avait valu à deux reprises le César de la meilleure musique, pour « Gadjo Dilo » et « Vengo ».
Son œuvre a également été récompensée sur la Croisette. « Exils », porté notamment par Romain Duris et Lubna Azabal, lui avait valu le prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2004. Romain Duris, qui avait également joué dans « Gadjo Dilo », lui a rendu hommage avec quelques mots simples et bouleversants : « Latcho Drom moro dad », soit « Bonne route mon père ».
"Ange", un RDV à Tunis
La disparition de Tony Gatlif résonne aussi en Tunisie, où son dernier long métrage, « Ange », avait récemment rencontré le public des Journées cinématographiques de Carthage. Sorti en salles en juin 2025, le film figurait parmi les projections marquantes des JCC 2025, dont la 36e édition s’est déroulée à Tunis du 13 au 20 décembre 2025.
Avec « Ange », Tony Gatlif poursuivait cette exploration des destins en mouvement qui traverse son œuvre. Pour le public tunisien, cette projection aura ainsi pris, après l’annonce de sa disparition, une résonance particulière : celle d'une rencontre récente avec l’œuvre d’un cinéaste à la touche particulière qui n’a jamais cessé avec son art de franchir les frontières.
Le grand combat
Derrière le cinéaste, il y avait une histoire personnelle hors norme. Né Michel Dahamani, le 10 septembre 1948, d’un père kabyle et d’une mère gitane, Tony Gatlif quitte l’Algérie encore enfant. Son parcours est marqué par la violence, l’errance et les institutions. Vers l’âge de 12 ans, lors d’un contrôle de police, il change de nom pour éviter d’être renvoyé en Algérie. Il choisit alors le nom de Gatlif, celui d’un espace vert d’Alger.
Après un passage en maison de correction, il est envoyé en Camargue sur décision de justice. C’est là que son existence prend un autre tournant. Trois ans plus tard, il découvre le théâtre et l’acteur Michel Simon, ouvrant une brèche vers un autre destin. La Camargue occupait dans cette trajectoire une place particulière. « Elle fait partie des choses qui m’ont sauvé », disait-il. Il racontait avoir découvert dans ce territoire une autre manière de regarder les autres et d’être regardé.
Ce territoire sauvage entre Rhône et Méditerranée, profondément lié à la culture gitane, allait ainsi devenir bien plus qu’un décor dans son imaginaire. Les pèlerinages des Saintes-Maries-de-la-Mer, où des milliers de Gitans se réunissent autour de Sainte Sara dans un mélange de foi, de musique et de traditions, résonnaient avec l’univers de celui qui n’a cessé de filmer les chemins, les rencontres et les appartenances multiples.
Son cinéma n’aura cessé de franchir les frontières, géographiques autant qu’intimes, pour donner une place à ceux qui vivent sur les routes, aux cultures minoritaires et aux mémoires menacées. Un cinéma de mouvement et de résistance, où chaque départ semblait aussi porter la promesse d’une rencontre.
« Latcho Drom » (Bonne route), Tony Gatlif.
Vient de paraître : « Femmes de tous les combats dans la Tunisie du XXème siècle » de Rym Lamji
Un nouvel ouvrage intitulé « Femmes de tous les combats dans la Tunisie du XXème siècle », de l’universitaire tunisienne Rym Lajmi, est paru aux Éditions Santillana.
La parution de cette publication a coïncidé avec la célébration de la Journée de la femme tunisienne, qui commémore chaque 13 août l’adoption du Code du statut personnel (CSP) en 1956.
Ce livre, publié au sein de la collection « Tunisie plurielle » dirigée par l’historien Habib Kazdaghli, présente le militantisme politique et l’activisme des femmes en Tunisie durant les périodes coloniale et post-coloniale.
L’ouvrage décrit les parcours de militantes tunisiennes de diverses confessions, ainsi que de résidentes d’origine italienne et française.
Selon l’éditeur, l’ouvrage formule l’hypothèse que le processus d’émancipation féminine dans le pays découle d’une dynamique historique transversale portée par les femmes elles-mêmes tout au long du siècle dernier.
L’ouvrage comprend une préface de Silvia Finzi et une postface de Laura Faranda. Mme Finzi est professeure en Civilisation italienne à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (Tunis), directrice de la section tunisienne de la Société Dante Alighieri et directrice du bimensuel Il Corriere di Tunisi.
Mme Faranda est professeure d’anthropologie à l’Université « La Sapienza » de Rome, spécialisée dans l’histoire des femmes et les questions de genre en Méditerranée.
L’autrice, Rym Lajmi, est maître assistante à la Section d’italien de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba et a obtenu son habilitation à diriger les recherches (HDR) en 2026.
Ultra Mirage El Djérid 2026 : Une 10e édition placée sous le signe des records et de l’engagement local
L’événement prend encore de l’ampleur et sa dixième édition s’annonce très prometteuse. Il s’agit de l’Ultra Mirage El Djérid 2026, un événement sportif, social et culturel parrainé par Assurances BIAT. Ce rendez-vous, qui en sera à sa dixième édition, se tiendra du 2 au 4 octobre 2026 à Tozeur avec un programme exceptionnel, une participation record et une nouvelle épreuve de 100 miles (162 km).
Cette édition réunira 501 coureurs représentant 20 nationalités, un nouveau record depuis la création de l’événement. Quatre distances sont au programme : le Assurances BIAT Trail 25 km, le 50 km, le 100 km et, pour la première fois, le 100 miles, soit 162 km. Le départ de cette nouvelle épreuve sera donné le vendredi 2 octobre à 18h30, avec un délai de 32 heures pour relever ce défi hors normes.
Un engagement renforcé en faveur de la jeunesse
Au-delà du sport, Assurances BIAT poursuit son engagement en faveur de la jeunesse à travers son accompagnement durable de la Maison des Jeunes de Tozeur. À l’occasion de cette 10e édition, la compagnie renforce ainsi son soutien à travers la création et l’aménagement de deux nouveaux espaces culturels dédiés au théâtre et à la musique, qui accueilleront respectivement un club de théâtre et un club de musique, ainsi que la mise à disposition d’encadreurs pour accompagner les jeunes dans le développement de leurs compétences et de leurs talents. Cette initiative vient compléter les actions déjà réalisées par Assurances BIAT, notamment l’aménagement d’une salle polyvalente, devenue depuis un espace de référence pour la préparation des bacheliers aux épreuves du baccalauréat sportif, ainsi que la création d’une salle informatique, qui a permis à plus de 100 jeunes de participer à six sessions thématiques, à l’instar de la robotique.
Avec les coureurs, leurs accompagnateurs et les équipes mobilisées, près de 700 personnes seront réunies à Tozeur. L’événement contribue ainsi à l’activité des hôtels, restaurants, commerces et acteurs touristiques locaux, tout en renforçant l’attractivité de la destination
L’engagement local se poursuit également à travers le soutien aux femmes artisanes de la région, invitées à exposer leurs créations dans l’hôtel accueillant les coureurs.
Les chiffres-clés de l’événement :
501 coureurs (+40 %) — record de participation
372 coureurs tunisiens— record
20 nationalités
100 miles — 162 km : 32 coureurs
100 km : 112 coureurs (+25 %)
50 km : 212 coureurs (+17 %) — record
25 km Assurances BIAT Trail : 145 coureurs (+76 %) — record
75 % d’hommes / 25 % de femmes
60 personnes mobilisées pour l’organisation, dont 15 médecins et infirmiers.
K.Z.
Ligue 1 - Programme de la 3e journée : Le derby ST - CA à l'affiche
La Ligue Nationale de Football Professionnel a rendu public le programme de la troisième journée de la Ligue 1 qui se jouera en quatre tranches, engagement de trois clubs en compétition africaine oblige. Une journée qui sera dominée par un derby ST-CA qui se jouera le 17 septembre.
Voici, en détails tous les matches de la journée :
*Samedi 5 septembre
CAB -OB
PSSE -CSHL
*Dimanche 6 septembre
EST -ASM
ESS – JSO
ESM -ESHS
*Mercredi 16 septembre
USBG-- CSS
*Jeudi 17 septembre
ST - CA
ESZ -USM
N.B : le coup d'envoi des matches sera donné à 16h30.
J.B















