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Transition climatique: Développement d’un plan économique global

L’économie tunisienne fait face à des transformations majeures sous l’effet du changement climatique.

Les impacts macroéconomiques de ce phénomène sur le secteur agricole tunisien sont au cœur des débats.

Un plan national novateur

Sous cet angle, le plan national de la politique climatique, qui s’inscrit dans le cadre des Contributions déterminées au niveau national (CDN), vient d’être lancé hier mercredi 26 février 2025 lors d’un séminaire national organisé à Tunis par le ministère de l’Environnement.

Ce plan définit les politiques et stratégies nationales dans tous les secteurs, y compris un secteur transversal lié essentiellement à la gouvernance du changement climatique, au cadre juridique et institutionnel, ainsi qu’au cadre sectoriel qui inclut l’agriculture, l’industrie, les déchets et tous les domaines concernés par les changements climatiques.

Répercussions sur les secteurs

Le secteur agricole tunisien, pilier historique de l’économie nationale, est désormais exposé à des risques climatiques croissants. Les projections de modèles spécialisés révèlent que le réchauffement climatique engendrera une baisse annuelle de la production agricole de 0,5 % jusqu’en 2050.

Cette diminution affectera particulièrement les cultures emblématiques telles que les céréales et les effets du changement climatique ne se limitent pas à l’agriculture du fait que des études révèlent que sans une adaptation proactive, l’économie nationale subira une perte de PIB nominal comprise entre 4% et 11% d’ici 2050.

Le déficit budgétaire pourrait s’aggraver, avec des projections atteignant jusqu’à 12,5% du PIB dans un scénario d’inflation élevée. L’économie tunisienne, déjà fragilisée, doit donc faire face à une double peine : une réduction de la production locale et une dépendance croissante aux importations.

Enjeux de l’adaptation

Dans ce contexte, les travaux dans le cadre du plan national de la politique climatique se poursuivront pendant un an, jusqu’à l’élaboration du dossier des CDN. Ce processus sera suivi de la préparation d’un plan opérationnel visant à transformer les politiques et stratégies en projets concrets, puis de l’élaboration d’un dossier sur les projets prioritaires pour chaque secteur. Enfin, des dossiers de financement seront préparés pour les grands projets relatifs à l’eau, aux énergies renouvelables et aux déchets, à l’échelle nationale et internationale.

Face aux perspectives, la Tunisie doit mettre en œuvre une stratégie d’adaptation efficace. Pour réussir une transition efficiente, on met en avant l’importance de la coopération internationale et du financement durable. L’investissement dans la résilience climatique, à travers des crédits à taux bonifiés et des obligations vertes, pourrait offrir à la Tunisie les ressources nécessaires pour surmonter les défis. Le pays doit aussi renforcer ses capacités de négociation pour accéder aux financements mondiaux, notamment via le Fonds Vert pour le Climat.

L’avenir économique de la Tunisie dépendra en grande partie de sa capacité à anticiper et à atténuer les impacts du changement climatique. La mise en place de politiques concertées et d’investissements dans des solutions écologiques est plus urgente que jamais pour garantir un développement durable et stable.

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